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  • Ce que l’on ne vous dit pas sur Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, le terroriste de Nice

    Le terroriste de Nice, Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, 31 ans, de nationalité tunisienne, était un homme antipathique, agressif, et pieux musulman.

    Un témoin a déclaré : « j’ai même eu le temps de voir son visage. Il avait une barbe, et il avait l’air de prendre du plaisir ».

    Un voisin, musulman comme le terroriste, a fait courir des fausses infos sur lui destinées à exclure l’islam de toute mise en cause. Les journalistes se sont empressés de reprendre ce qu’il a dit, car eux aussi, comme les jihadistes, veulent protéger l’islam.

    D’autres voisins plus fiables l’ont décrit comme solitaire, silencieux et antipathique, l’un d’entre eux a ajouté qu’il ne répondait même pas quand on lui disait bonjour.

     

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    Le terroriste a été identifié comme étant Mohamed Lahouaiej Bouhlel, père de famille, 3 enfants, divorcé depuis 2 ans, chauffeur livreur et petit criminel, qui a hurlé Allahu Akbar pendant l’affrontement final avec la police.

    L’attentat a causé la mort de 84 personnes, dont 18 enfants. Un témoin a déclaré : « j’ai même eu le temps de voir son visage. Il avait une barbe, et il avait l’air de prendre du plaisir ».

    Sa carte d’identité a été retrouvée dans le camion et montre qu’il était d’origine tunisienne, qui compte le plus grand nombre de recrues pour l’Etat islamiste.

    Il était originaire de la ville saharienne de Mseken, et son père est membre du parti extrémiste islamiste tunisien Ennahda. Selon la police tunisienne, son père est un extrémiste extrêmement violent surveillé par la police de Ben Ali, et il est devenu en 2011 un chef local de Mseken.

    Bouhlel a loué le camion mercredi dernier près de Nice à Saint Laurent du Var.

    Il était connu de la police pour des affaires de vol, de violence et de possession illégale d’armes, sa dernière arrestation remonte à janvier. Selon la police, il a comparu devant la justice au mois de mars 2016, où il a été jugé coupable de violences et bien entendu laissé en liberté.

    Il aurait réussi à passer sur la Promenade des Anglais fermée à la circulation en expliquant aux policiers qu’il livrait des crèmes glacées.

    Il n’était “pas suspecté d’avoir été radicalisé et n’avait pas de fiche à son nom auprès de l’anti-terrorisme.”

    Un téléphone a été retrouvé dans le camion qui est en cours d’examen pour identifier un réseau ou des complices.

    La Police examine également les informations des 1 200 caméras de surveillance de la ville ainsi qu’une vidéo prise au moment où il montait dans son camion, dans les collines de Nice, avant de commettre son attentat.

    Sa maison a été fouillée par la police ce matin, et plusieurs de ses proches – famille et amis – sont maintenant interrogés par la police. Les recherches continuent dans le quartier des abattoirs de Nice.

    Le fait qu’il n’était pas connu des services anti-terroristes veut dire deux choses, et aucune n’est rassurante :

    1. Les failles de la DGSI sont encore plus grandes qu’on l’imaginait.
    2. Des individus non fichés sont capables de monter dans un camion et d’écraser pendant de très longues minutes 84 innocents, un attentat qui psychologiquement montre un état de persévérance dans la haine bien plus important que se faire exploser.

    Bouhlel a été tué par une femme policier alors qu’il est sorti du camion et qu’il a commencé à tirer. Il tentait de fuir et la police l’a tué à l’intérieur ou à coté d’un restaurant.

    Des armes et des munitions ainsi qu’une grenade qui s’est avéré factice, ont été découvertes à l’arrière du camion, ce qui suggère que l’attentat a été longuement prémédité, et que le trafic d’arme n’éveille en France aucun soupçon.

    Au domicile du terroriste, un autre camion avec des explosifs a été découvert.

    Selon une source policière, le camion a zigzagé plusieurs fois tandis qu’il se jetait sur la foule. Bouhlel a roulé pendant près de 2 km et a même accéléré alors qu’il fauchait ses victimes.

    Pour les témoins, le bilan a été agravé du fait que le terroriste est sorti du camion et a commencé à tirer sur les gens (certains témoignages ont indiqué qu’il pouvait y avoir deux tireurs, mais l’information a été plus tard démentie).

    L’AFP a d’ailleurs confirmé que le “conducteur du camion a tiré au pistolet avant d’être tué.”

    Selon d’autres témoins, le camion roulait environ à 50 km/h :


     

    Le camion du terroriste a été garé pendant 9 heures dans une rue de Nice avant l’attaque. Et les policiers l’ont arrêté et questionné mais rien n’a éveillé leurs soupçons.

     

     © Christian Larnet pour Dreuz.info

     

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