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  • La femme musulmane : sa maison e(s)t sa prison...

    J'ai lu beaucoup d'articles, mais il y a beaucoup de tabous, comme si le foyer devait rester à l'écart du regard, j'ai essayé de ne pas sortir des écrits du Coran sur le sujet, "le foyer de la femme musulmane", car il m'a semblé normal que le lecteur puisse différencier ce que l'on appelle l'islam modéré (l'article sur le témoignage d'une musulmane modérée), et l'Islam radical, qui évidemment prône un tout autre regard sur les droits de celle-ci.

    J'ai fais un choix de plusieurs articles, venant tous de sites, journaux, blogs.

    Nous allons commencer avec ce passage d'une interview sur un site publiant des articles salafistes. Et je me suis permis d'en couper certains morceaux, simplement pour éviter les répétitions que nous connaissons tous au travers de la rhétorique islamique.

     

    - Ce que nous disons aux femmes est que Celui qui a fait de la maison une prison, si on peut utiliser cette expression, est Allah le Tout Puissant. Allah dit : « Et restez dans vos foyers. » Et dans le hadith rapporté du Prophète (saw) à propos des femmes : « Et leurs maisons sont meilleures pour elles. » Et la femme est libre chez elle, elle se rend dans toutes les pièces de la maison et travaille en accomplissant les tâches ménagères, mais aussi pour elle-même.

    En quoi cela est-il une prison ? Oui, c’est une prison pour celle qui veut s’émanciper et être comme un homme. Et il est connu qu’Allah a accordé des spécificités aux hommes et des spécificités aux femmes, et Il a différencié les hommes et les femmes dans leur création, comportement, raisonnement et religion, en fonction de ce qu’implique la sagesse d’Allah.

    La femme qui dit que rester chez elle est une prison, nous lui disons qu’elle est en opposition avec la Parole d’Allah : « Et restez dans vos foyers. » Comment pouvons-nous faire de l’ordre d’Allah une prison ? Mais comme nous l’avons dit, c’est une prison pour celle qui cherche à s’émanciper et à rejoindre les hommes.

    Sinon (pour les autres), rester à la maison est bonheur, pudeur, décence, éloignement des tentations, et du fait de voir les hommes, car lorsque la femme sort elle voit les hommes (et dit) : « c’est un beau jeune garçon…c’est un bel homme… il porte de beau vêtements… » et d’autres choses encore.

    Elle est tentée par les hommes de la même manière que les hommes sont tentés par les femmes. Les femmes doivent craindre Allah et revenir à ce que leur Seigneur et Créateur, ainsi que le messager du Seigneur de l’univers leur ont dit à elles, et à d’autres qu’elles. Qu’elles sachent qu’elles rencontreront Allah et qu’Il leur demandera : « Qu’avez-vous répondu aux messagers ? » Et elles ne savent pas quand elles rencontreront Allah.

    La femme peut se lever au matin chez elle et être enterrée au soir, ou inversement. Que ces femmes craignent Allah ! Qu’elles délaissent les propagandes occidentales corruptrices, car lorsque les occidentaux ont mangé la chair de la perversion, ils nous ont donné les nerfs et les os (de la charogne de la perversion) que nous engloutissons après que les occidentaux l’aient dépouillée de tout profit.

    Et aujourd’hui, ils espèreraient que leurs femmes soient comme la femme musulmane, chez elle, pudique et éloignée des lieux de tentations, mais comment le pourraient-ils ?

    Qu’avons-nous, alors que nous sommes musulmans, nous avons notre religion, notre existence, notre comportement, à courir derrière eux et à les suivre dans la perversion ? Gloire et pureté à Allah ! Il n’y a de force et de puissance qu’en Allah !


    Un homme qui interdit sa famille de sortir

    Un exemple !

    Question : Je suis mariée depuis vingt ans, et depuis dix ans mon mari s’est attaché à sa religion, et son comportement vis-à-vis de moi et de mes enfants a changé. Il m’a interdit de rendre visite aux voisins, proches et à la famille. Il donne comme preuve de cela, la Parole d’Allah : « Et restez dans vos foyers ». Je me suis plié à son avis, mais en contrepartie nous n’avons trouvé aucune compensation comme bon comportement, promenades, visite de la famille et des proches. Son comportement dur m’a amené moi et mes enfants à le détester. Quel est votre conseil, pour moi et ce père qui dit : « je vous guide vers ce qui est juste », est-ce que cela est juste ? Répondez-moi, qu’Allah vous récompense par un bien. 

    Réponse : Je dis à cet époux, si ce que cette femme a dit de lui est vrai, qu’Allah bénisse son attachement à la religion, qu’Il renforce ses pas et le guide vers l’attachement à la religion d’Allah. Je lui dis également : fait partie de l’attachement à la religion que l’homme soit bon avec sa famille, qu’il leur facilite les choses et ne leur rende pas la situation difficile. Le Prophète (saw) a dit : « Le meilleure d’entre vous est le meilleur avec son épouse, et je suis le meilleure d’entre vous en cela. » Le Prophète (saw) a déjà fait la course avec ‘Aishah, il lui permettait de rester derrière lui afin de regarder les Abyssiniens montrer leur dextérité à l’épée dans la mosquée. Nul doute qu’accorder à sa famille ce qui va les réjouir, d’une manière qui ne s’oppose pas à la religion, fait partie du bien.

    Je conseille donc à ce frère attaché à sa religion d’être doux et accessible avec sa famille, et qu’il ne leur interdise pas une chose qui peut amener un ressentiment, surtout s’il interdit à son épouse de visiter sa famille et ses proches. De cette manière, il lui interdit de maintenir les liens de parenté qui font partie des obligations de la religion. S’il craint une quelconque tentation si elle s’y rend, qu’il y aille avec elle, reste un certain temps puis revienne avec elle. Mais il n’a pas à lui interdire totalement, car cela n’est pas juste, ce n’est pas le bon comportement qu’Allah a ordonné. Quant au fait qu’il prenne pour preuve la Parole d’Allah : « Et restez dans vos foyers et ne vous exposez pas à la manière des femmes d’avant l’islam. » Il n’y a aucun doute que c’est un verset confirmé, mais le sens en est que la femme ne doit pas sortir beaucoup. Sinon, il est confirmé que le Prophète (saw) a dit : « N’interdisez pas aux servantes d’Allah de se rendre aux mosquées d’Allah. Et leurs maisons sont meilleures pour elles. » Il a interdit d’empêcher les femmes de se rendre à la mosquée, et à l’époque du Prophète (saw) les femmes se rendaient au marché, mais sans exposer quoi que ce soit de leurs corps et sans qu’il n’y ait aucune tentation. Elle peut pour maintenir les liens avec ses voisins et sa famille, leur téléphoner, si elle dispose d’un téléphone à la maison.( Il faut croire que le prophète a aussi créé le téléphone pour ça !!!)

    Certains frères sont d’avis qu’il ne convient pas que la femme se rende au marché avec son Mahram (mari, père, fils, frère…) quelle que soit la situation, même s'il n’y a aucune tentation. Ceci, car même si la femme a une certaine piété et droiture, elle peut tout de même voir les hommes et subir un tort de certains d’entre eux. Ainsi, sa sortie entraînera de grands maux. 
    Le tuteur peut acheter la marchandise qu’elle lui a indiquée et qu’il dise au vendeur qu’il doit la montrer à son épouse, soit cela convient, soit il la rend, et cela est possible

    La femme reste chez elle, en toute situation, et qu’elle ne sorte que par nécessité. Et si elle sort par nécessité, qu’elle ne soit pas parfumée et n’expose pas une partie de son corps qui doit être cachée. Quant au fait qu’un de ses Mahram l’accompagne, nul doute que cela est meilleur et prioritaire, mais cela n’est pas obligatoire tant qu’il ne s’agit pas d’un voyage.

    Il est triste de constater que certaines personnes amènent leur épouse chez le couturier ou le commerçant, qu’ils restent dans la voiture et que ce soit sa femme qui y aille et parle aux hommes, et que cela puisse amener des tentations.

    L’homme doit avoir de la poigne et être jaloux pour son épouse et ne pas faire cela. Si vraiment cela est nécessaire (la venue de son épouse), qu’il se mette à ses côtés et qu’elle parle au vendeur, ou qu’il parle à son épouse et transmette au vendeur. (personnellement , j'ai l'impression que l'on dresse un chien !! On ne vient pas au monde pour être traitée de la sorte, c'est mon opinion, et ce genre d'attitude me conforte dans mes choix !)


    La louange est à Allah Seigneur de l’univers et que les éloges et le salut soient sur notre Prophète Muhammad, l’imam des pieux, ainsi que sur sa famille, ses compagnons et ceux qui les suivent dans le bienfaisance jusqu’au Jour de la Rétribution. Il n’y a aucun mal à ce que la femme sorte de chez elle, si c’est par nécessité. Surtout si elle sort pour combler le besoin d’autres, comme celle qui sort pour enseigner aux jeunes filles musulmanes, elle sera récompensée pour être sortie de chez elle, car elle est sortie pour combler leur besoin et réaliser un bienfait pour elles. Mais lorsqu’elle sort, elle ne doit pas exposer une partie de son corps devant être caché, elle ne doit pas s’embellir ou se parfumer. Elle doit également porter le hijab légal qui consiste à recouvrir (l’ensemble du corps, dont) le visage et tout ce qui peut amener à la tentation. Elle ne doit pas se mélanger aux hommes, car la mixité est une cause de tentation, et c’est pourquoi le Prophète (saw) a dit :

     « Le meilleur rang pour les hommes est le premier et le pire est le dernier ; et le meilleur rang pour les femmes est le dernier et le pire est le premier. »

     

     Le meilleur rang pour les femmes est le dernier car il est le plus éloigné des hommes. Ainsi, le Prophète (saw) nous montre que plus la femme est éloignée des hommes, meilleur cela est pour elle.

    Ô toi la femme, si tu dois sortir de chez toi, sors pour enseigner à l’école ou pour d’autres fonctions, mais sans mixité, dévoilement d’une partie du corps devant être cachée, et sans te parfumer. (Ouf!! Vous lisez bien, interdit de se promener avec sa moitié blottie contre soi !! Comme ça l'homme musulman à tout le temps pour se choisir une autre épouse !! Bah oui, pourquoi se limiter !)

    Sortir pour la science :


     Il n’y a aucun mal à ce que la femme sorte pour participer aux cercles d’apprentissage du Coran réservés aux femmes, car cela est un bien. De même, il n’y a aucun mal à ce qu’elle participe aux conférences si elle en tire profit, même si ces cours et conférences se répètent chaque soir, s’il n’y a aucune tentation (ou mal) et que son tuteur est d’accord. Cela n’est pas en opposition avec le verset « Et restez dans vos foyers et ne vous exposez pas à la manière des femmes d’avant l’islam. » car la femme n’est sortie que pour réaliser un bienfait supérieur au fait qu’elle reste chez elle. Bien qu’a notre époque, et la louange est à Allah, il est possible de profiter de ces cours par le biais des cassettes. Mais certains conférenciers ne veulent pas que l’on enregistre leurs conférences, ainsi il est nécessaire d’assister en personne pour celui qui veut l’entendre. (Le prophète a créé la cassette, en même temps que le téléphone je suppose ! Avec cette façon de mettre en place divers stratagèmes, on peut appliquer tout et n'importe quoi !!).

     

    Mais aussi

     

    Porter le jilbab, voire même le sitar. C’est là un bienfait d’Allah pour lequel elles doivent Le remercier, et quant à nous, nous demandons à Allah qu’Il leur accorde la meilleure des récompenses pour leur obéissance sur ce point.

    Seulement, le jilbab est le premier pas (extérieur) sur le chemin de la pudeur, et si c’est un premier pas conséquent, il n’est pas encore suffisant. Le jilbab n’est pas une « cape d’invincibilité » que l’on enfile et qui permet par la suite d’être considérée comme chaste et de faire ce que l’on veut, au contraire cela réclame encore plus d’efforts et de retenue car à travers le jilbab c’est l’image de la femme musulmane que l’on renvoie [de même pour les frères qui portent la barbe et le qamîs].

    Si l’on revient aux Textes avec la compréhension des pieux prédécesseurs, on s’aperçoit encore que la Législation d’Allah est sage et qu’en ce qui concerne les sorties de la femme en dehors de son foyer, l’islam se place toujours entre la négligence et l’exagération.( je doute du bienfait de ce rectangle de tissus, qui permet aux femmes musulmanes de voir sous leurs carcans )

     

    Il y a aussi des articles de sites musulmans, beaucoup plus timorés dans la forme, mais qui se gardent bien de donner des détails, et renvoient le lecteur à l'application des versets ou hadiths.

     

    Le droit au travail

    L’Islam est la religion du travail et de l’assiduité dans l’effort. Il encourage au travail quel qu’il soit, tant qu’il se situe dans le cadre licite. Plusieurs versets coraniques traitent de l’obligation au travail. « Et dis : Oeuvrez, car Dieu va voir votre œuvre, de même que Son messager et les croyants [...] » Coran 9/105. « Celui qui a créé la mort et la vie afin de vous éprouver (et de savoir) qui de vous est le meilleur en œuvre [...] Coran 67/2. En outre, l’Islam a permis à la femme d’exercer toutes les fonctions et d’accomplir les travaux licites convenant à sa nature.

     

    Le droit de faire serment d’allégeance

    En application du principe de justice et d’égalité entre la femme et l’homme en Islam, le Prophète  faisait le serment d’allégeance avec les femmes comme il faisait avec les hommes, sur la foi, l’attention et l’obéissance. Le Prophète  leur fît prêter serment d’être fidèle à l’Islam, de reconnaître et de croire en l’unicité de Dieu (swt), de respecter les limites fixées et de ne pas commettre d’actes répréhensibles, tels que la fornication, le vol, le meurtre, ainsi que d’autres péchés. Le serment d’allégeance comprenait ainsi l’obéissance au Prophète  dans ce qu’il a ordonné et interdit ainsi que la conformité à ses actes et paroles. Cette allégeance des femmes prouve, par ailleurs, leur responsabilité morale indépendante, dans la mesure où le Prophète  leur faisait prêter le serment.

     

    Et il y a ces traitements faits aux femmes en général, ou quand la religion se mèle à l'état, et nous déverse son lot de traditions.

     

    Maroc

    Elle s'appelait Amina El Filali et s'est suicidée en absorbant de la mort aux rats pour échapper à un mariage forcé avec son violeur. Le drame de cette jeune marocaine suscite une onde de choc sur la toile. Un drame qui remet en lumière un article du code pénal marocain, plus que problématique puisqu’il fait du viol un simple délit et bénéficie au violeur plus qu'à sa victime.

    Amina El Filali avait seize ans. Violée il y a six mois par un jeune homme, les parents avaient d’abord porté plainte avant que les deux familles ne trouvent un arrangement pour réparer la faute : organiser un mariage. Une union sordide à laquelle la jeune fille n’a pas trouvé d’autre moyen d’échapper qu’en avalant de la mort aux rats pour se tuer.

    Ou encore

    Algérie

    Oran où deux femmes maliennes, deux migrantes subsahariennes, ont été sauvagement violées la nuit par une bande de délinquants. Ces femmes ont été victimes d’un viol collectif. Les violeurs ont menacé d’abord les deux jeunes filles avec des armes blanches pour les emmener par la suite dans une maison située dans un quartier dangereux, un bidonville en périphérie de la ville d’Oran.

     

    Ces deux femmes, fuyant la misère, la guerre et le dénuement extrême, étaient venues chercher refuge en Algérie. Au final, elles ont été violentées et violées en groupe et leurs âmes meurtries ont plongé dans les abysses de la souffrance.  En Algérie, ces migrantes subsahariennes ont découvert à leur grand dam que le viol et le racisme font souvent un, quand l’un et l’autre paraissent parfois si indissolublement liés. Le racisme et le viol, deux crimes qui ont basculé leur existence dans un cauchemar absolu puisque ces deux femmes maliennes n’ont pas été traitées en victimes, mais en coupables ! Oui, coupables d’être des femmes d’abord, et noires ensuite. Femme et noire, deux attributs qui alimentent les fantasmes les plus violents en Algérie. Femme, cet être soumis, faible et diabolique contre lequel se déchaînent les frustrations les plus abjectes. Et noire, oh la couleur de la honte, de l’esclave du jadis et la caractéristique du sous-homme dans l’imaginaire collectif algérien qui n’a jamais intégré son « africanité » comme un élément fondateur de son identité. Non, l’africain noir ne mérite pas d’avoir une dignité dans l’esprit Algérien façonné par le déni et le pseudo supériorité de l’être maghrébin sur ses « indésirables subsahariens affamés ».  Et quand ce migrant noir est maltraité, c’est certainement lui qui en est responsable.

     

    Face aux inqualifiables supplices auxquels ont été soumises ces deux maliennes, les gendarmes de la brigade de Yaghmoracen à Oran ont agi en Algérien raciste fidèle à ses détestables préjugés. Et leur racisme a obscurci facilement leur lucidité. Non, une femme noire même violée n’a pas le droit de déposer une plainte. Les gendarmes refusent donc de prendre la déposition de cette migrante qui venait d’être violée avec sa compatriote. Il aura fallu l’intervention des membres du bureau d’Oran de la Ligue Algérienne de Défense des Droits de L’homme pour que ces Maliennes deviennent enfin les véritables victimes qu’elles sont en réalité. Mais dans la réalité algérienne, faite de racisme et de viol, il n’y a pas de place pour ce genre de victimes….

     

    Les derniers passages sont un peu hors sujet (à partir de "Ou quand l'islam s'empare du pouvoir"), mais ils faisaient partis du lot d'articles sur le même style dans les pays musulmans ou à dominante musulmane qui ont croisé mon regard pendant la recherche d'information sur le foyer, mais aussi du droit des femmes Musulmanes.

     

    Ce que cet article m'inspire (!), c'est que malheureusement, la femme musulmane doit se soumettre, et qu'elle est réduite à rester confinée dans son foyer, et je me doute bien, que le seul fait de vouloir accéder aux études, pose de gros problèmes !!

     

    Nous avons eu des exemples sur le Maroc, l'Algérie, voilà maintenant la Tunisie.

     

    Ce jeudi, le tribunal de première instance de la Manouba, près de Tunis, rendra un jugement très attendu: celui de "l'affaire Kazdaghli". Doyen de la faculté des sciences humaines de la Manouba, Habib Kazdaghli est poursuivi pour "actes de violence commis par un fonctionnaire dans l'exercice de ses fonctions".

     

    En l'occurrence, une gifle, qu'une de ses étudiantes assure avoir reçu. Les faits remontent au 6 mars, en pleine "crise du niqab" à la faculté: depuis plusieurs mois, un groupe d'étudiants salafistes mène un combat agressif pour faire accepter le voile intégral dans les salles de classe. Quelques-uns viennent d'être exclus en conseil de discipline pour avoir porté le niqab en cours. L'une d'elle, Imen, débarque avec une amie dans le bureau du doyen, qu'elles mettent à sac. Le doyen porte plainte et Imen fait de même, pour la prétendue gifle. Chacun est à la fois partie civile et accusé. Alors que les procès d'opposants se multiplient, celui du doyen Kazdaghli est considéré comme un test pour la justice tunisienne. 

     

    Quel est votre sentiment à l'approche du jugement?

    Je suis confiant, car aucune des accusations portées contre moi ne tient debout. Le certificat médical produit par l'étudiante est un certificat de complaisance. Les traces de gifle ne peuvent pas rester quatre heures, d'autant plus sur une fille doublement voilée! Un droitier ne peut pas frapper la joue droite, surtout dans l'affolement. Si je suis condamné, on fera appel, on se défendra. Mais quel message enverrait-on, trois jours après l'anniversaire de la révolution

     

    Ce procès est aussi le résultat d'un pourrissement de la situation. Si, dès le début du conflit à la faculté, les étudiants avaient su qu'il y avait une loi à respecter, ils n'auraient pas eu ce sentiment d'impunité, qui les a conduit à envahir le bureau d'un doyen, à penser qu'ils pouvaient continuer à insulter, à agresser. Le gouvernement s'est montré laxiste, si ce n'est complice, avec ces groupes. Il y a une tendance à considérer qu'on peut tout faire, à trouver une explication à tout, sous prétexte que nous sommes en période de transition. Mais la démocratie a besoin de lois. 

     

    Comment se passe l'année à la faculté de la Manouba?

    Les examens se sont déroulés sans incidents. Il y a encore des filles qui portent le niqab, mais lorsqu'elles entrent en cours, elles dévoilent leur visage. Une seule a été exclue. La jeune femme qui a porté plainte contre moi vient de signer le règlement intérieur, on lui a demandé de légaliser sa signature en mairie et elle l'a fait. C'est son droit de continuer les études. Elle est en partie victime. Ces femmes sont manipulées par des patriarches illuminés. Ce sont ces derniers qui les ont poussées à aller agresser le doyen dans son bureau, à le provoquer pour le faire tomber dans un piège. J'espère que nous allons tourner la page, avec un dénouement heureux. Je ne regrette pas du tout d'avoir été au centre de cette bataille, car elle mérite d'être menée. Ce n'est pas contre la religion. Je défends l'université, son autonomie, les libertés académiques et la liberté de conscience. L'université a ses lois, universelles, une sphère qui lui est propre. La religion en a une autre. 

     

    Personnellement, je me doute bien que la plupart de ces femmes n'ont pas le choix, et si nombre d'entre elles s'épanouissent dans cet environnement, grand bien leur fasse !

     

    Si on ne laisse pas à une personne la possibilité de se découvrir, par  le sport, les arts, la musique, danse, activités intellectuelles diverses, qui épouse-t-on ?

     

    Un objet  sans âme, dont la multiplicité autorisée par l'islam (4 épouses) n'est le reflet que de la situation financière de l'homme musulman, c'est dire si l'importance des sentiments est prise en compte !!

     

    Sources :

    http://www.el-ilm.net/t147-la-femme-son-foyer-ses-sorties

    aslim-taslam.net/article.php3?id_article=234www.

    http://www.algerie-focus.com/blog/2013/02/18/en-algerie-e...

    http://www.francetvinfo.fr/video-esclavage-moderne-a-pari...

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