catholique

  • Islam : religion opportuniste

    Je suis catholique de baptême, à près de cinquante ans, je me suis interrogé sur le phénomène de l'islam que j’étudie depuis près de deux ans. L'islam est une étrange religion, j'ai découvert que plus on l’étudie, plus elle suscite des questions sans y apporter de réponses. On peut admettre deux hypothèses sur l'islam.

    La première est que le prophète ait réellement existé, et que l'on prenne ce que raconte le Coran comme véridique.

    La deuxième est que le prophète est une légende inventée de toute pièce.

     

    Première hypothèse

     

    La page blanche

    Les savants islamistes nous disent que Mahomet, ou Mohamed, le prophète était une page blanche sur laquelle Dieu (Allah) a écrit le Coran.

    On peut s'inscrire en faux contre cette croyance, le prophète a 40 ans quand lui viennent ces premières révélations, il est marié a Khadija, riche veuve, il exerce le métier de commerçant/caravanier, qui lui fait rencontrer quantité de monde sur cette route très fréquentée, notamment des juifs et des chrétiens, il a donc subit des influences.

    Si son oncle est riche et puissant, Mahomet lui n'est pas très pris au sérieux dans une Mecque polythéiste, il a beaucoup de mal a recruter des croyants, (71 lors de son départ vers Médine).

    Son oncle décède, et pour Mahomet commencent les ennuis, les prêtres voient d'un mauvais œil un homme venant parler d'un dieu unique, et mettre à mal un juteux business des offrandes aux dieux.

     

    Les livres de l'islam

    Il existe deux types d’écrits en islam, le Coran qui est la parole de Dieu (rapportée par Mahomet), et les hadiths qui sont les retranscriptions des paroles et actes du prophète. (un peu comme la Bible et les évangiles)

    Le Coran n'arrive que bien après la mort du prophète (plus d'un siècle) avant cela c'est la tradition orale qui prédomine (avec toutes les erreurs que cela comporte).

    Les hadiths sont des souvenirs des compagnons du prophète, les guerres déciment ces derniers et craignent de perdre la mémoire, celle-ci est consignée par écrit sous les califats.

    L'organisation même du Coran laisse à penser qu'il est bien postérieur au prophète, les versets sont classés par ordre de taille décroissant, du plus grand au plus petit, sans tenir compte de la chronologie des révélations; c'est comme si on réécrivait la Bible en commençant par les psaumes les plus grands, Eve et Adam pourraient se retrouver au milieu du livre, c'est aberrant et cela rend surtout la lecture difficile pour des non-initiés.

     

    Le vol et l’assassinat

    La situation va se dégrader à tel point que Mahomet décide de partir à Medine avec une poignée de fidèles, la légende veut que les Mecquois aient instauré un blocus tel, qu'il oblige les croyants (musulmans) à attaquer et à piller les caravanes passant à proximité pour survivre.

    La légende raconte également que reconnaissant un homme qui se moquait publiquement de lui, du temps où il était à la Mecque, le prophète lui fit trancher la tête.

    Le prophète est donc au regard de la loi le commanditaire d'un assassinat.

    On peut remarquer que c'est dans leur période médinoise que les versets les plus durs sont écrits.

    Le nombre de fidèles augmentant (parmi eux un certain nombre de pillards attirés par le butin, dont le prophète touche 20 %, bien qu'on nous dise que les richesses ne l’intéressaient pas), Mahomet décide un retour à la Mecque, il tient sa revanche.

    C'est au cours de cette période qu'il remet en cause le monothéisme en reconnaissant les déesses, devant le désarroi de ces proches fidèles, Mahomet dit alors que c'est Satan qui lui a inspiré ces versets (qui seront connus sous le nom des versets sataniques).

    On peut remarquer au passage que si Satan lui a inspiré ces versets, n'y en a-t-il pas d'autres ?

    Il entre dans la maison carrée, la Kaaba, et détruit les idoles, et convertit à tout va.

    La religion islamique va alors verser dans une version plus dure.

     

    Un prophète rusé

    Mahomet a puisé dans la religion juive et chrétienne de quoi nourrir sa propre religion, en effet, il reconnaît les principaux prophètes, Abraham, Moise, Jésus (qu'il transforme en un magicien faisant des tours de passe-passe), il s'appuie sur les traditions talmudiques (restrictions alimentaires, circoncision notamment) afin de s'attirer les bonnes grâces des tribus ismaélites, mais il prend soin de fermer la boucle en proclamant qu'il est le DERNIER prophète du monothéisme, empêchant qui que ce soit de poursuivre dans cette voie.

    Il établit une communauté à Médine avec les tribus juives présentes (appelée constitution de Médine) qui garantit le libre exercice de la religion, ce qui ne l’empêchera pas plus tard de faire massacrer dans une tribu les hommes et de réduire femmes et enfants en esclavage, et de revenir sur sa propre parole.

     

    Le dieu de la lune

    Allah tirerait son nom de Hubal qui serait le père des déesses de la Mecque et qui était le dieu de la lune, ceci expliquerait que ce symbole est présent sur les mosquées.

    Le Dieu monothéiste serait donc un dieu païen !

    Petite anecdote : Procter and Gamble avait depuis sa création un emblème, un visage en forme de lune regardant des étoiles, il a dû l'abandonner sous la pressions de musulmans radicaux  !

     

    Le prophète et la pédophilie

    Aïcha déclare qu'elle avait six ans quand on l'a mariée à Mahomet qui en avait cinquante, et que celui-ci a couché avec elle trois ans plus tard, quand elle avait neuf ans.

    En regard de la loi, il se rend coupable de pédophilie.

    Certains États islamiques se servent de cela pour légitimer le mariage à neuf ans pour les filles.

    Il établit également des lois dont il s’affranchit volontiers, par exemple les hommes ne peuvent avoir plus de quatre épouses, mais lui en aura treize ! (neuf à sa mort).

     

    Le prophète et l'adoption

    N'ayant pas réussi à avoir un fils vivant, Mahomet a adopté un garçon du nom de Zayd. Celui-ci a une épouse fort belle qui fera l'objet du désir du prophète, ce premier accepte (sous la pression) de répudier son épouse afin que Mahomet puisse l’épouser, toutefois au regard de la loi islamique, cela constitue un inceste ! Peu importe, une révélation va donner lieu à la sourate 33 (v. 37 et 38) qui interdit l'adoption, Zayd n'est donc plus son fils et il n'y a plus d'inceste !

    Ce qui fera dire à Aïcha « Dieu est fort accommodant pour les désirs du prophète. »

     

    Le prophète et les intellectuels

    On peut remarquer que les intellectuels Juifs et Mecquois de l’époque ne se laissaient pas séduire par le discours du prophète, alors celui-ci fit assassiner des hommes et des femmes poètes (Asma Bint Marwan, Ibn ka'b), chanteuses (les filles de 'Abdulah) qui ont osé se moquer de lui ou de sa religion, il fit même écarteler sa principale opposante (Um Kerfa).

    (Sa méfiance pour les femmes viendrait-elle de là ?)

     

    Le prophète et le mensonge

    Proche de sa mort, il dira « quand bien-même je mentirais aux autres, à vous je n'ai pas menti », ce que beaucoup de musulmans comprennent par « mentir à un musulman est grave, mais mentir à un non-musulman n'est rien », on comprend alors la fourberie d'une telle mentalité.

     

    Le pardon des péchés

    Muslim, Livre 37, Numéro 6666 : Récit d'Abu Burda : « Aucun musulman ne mourra sans qu'Allah n'admette à sa place un juif ou un chrétien dans le feu de l'enfer. » 

    Muslim, Livre 37, Numéro 6668 : Récit d'Abu Burda : « Il viendra des gens parmi les musulmans le jour de la résurrection avec des péchés aussi lourds qu'une montagne, Allah les pardonnera et il mettra à leur place les juifs et les chrétiens. » 

    Tout est dit ! Quelque soit sa faute, un musulman vaudra toujours plus qu'un juif ou qu'un chrétien.

     

    La pratique règle de l'abrogation

    Mohamed se rend compte qu'il ne peut se déjuger ni être parjure à sa parole, il invente donc la règle de l'abrogation, un verset plus récent peut abroger un verset plus ancien, Allah l'a voulu ainsi.

    Ainsi le Coran peut dire tout et son contraire .

    Un éminent intellectuel soudanais (Mohamed Taha) l'a payé de sa vie en 1985 en remettant en cause cette règle, il fut condamné à mort.

     

    Après moi le déluge

    À sa mort (empoisonné disent certains) Mahomet n'a pas laissé de testament, il n'a pas eu d’héritier mâle malgré ses nombreuses épouses, une séparation des musulmans devint inévitable, les querelles étaient nombreuses même du temps du prophète, c'est le schisme (d’où viennent les chiites et les sunnites), entre Abou Bakr et le gendre du prophète Ali, le second calife Omar qui succédera à Mahomet sera assassiné.

    Ali deviendra le 4e calife, mais ce sera un imam guerrier et sanglant, qui convertit par la force (alors que le consentement éclairé devait être de mise pour être musulman au début).

     

    Une volonté de détruire le passé

    On peut remarquer chez certains musulmans une volonté de détruire les éléments du passé, les lieux où a vécu le prophète, les anciennes versions du Coran, officiellement car on doit adorer Dieu, non un homme, mais qui pose la question de la véracité des faits et de leur vérification.

    Les autorités musulmanes et l’Arabie saoudite se sont toujours opposé à une datation au carbone 14 de la Kaaba et de la pierre noire !

    C'est tout l’édifice islamique qui s'effondrerait si on découvrait que les dates ne correspondent pas  !

    C'est là qu’intervient la deuxième hypothèse, pas si improbable que cela.

     

    Deuxième hypothèse

     

    La région est avant tout juive, mais beaucoup sont des juifs (ismaélites) convertis de seconde zone, méprisés par leurs pairs car n’étant pas le peuple élu (israélites).

    Ces juifs vont alors créer de toute pièce une religion monothéiste basée sur la première, teintée de christianisme, on peut remarquer que les plus anciennes mosquées ne sont pas tournées vers la Mecque, mais vers la Palestine à l'opposé (à croire que les anciens ne connaissaient pas les points cardinaux?).

    Le premier calife fait recenser les écrits (des planches recouvertes de peaux), en retranscrit certains et fait détruire les autres.

    Le Coran tel que nous le connaissons apparaît près de deux cent ans après la mort du prophète, et les grands dignitaires de l’époque qui ont laissé des écrits ne parlent pas d'un prophète, Mahomet serait la somme de plusieurs récits (oraux) rassemblés dans une histoire plausible, il devient alors ce ciment nécessaire à cette religion, l'homme parfait.

    On peut d'ailleurs remarquer que les très anciens textes de corans sont très différents du nôtre, d’où la volonté actuelle des islamistes de détruire le passé.

    L'arabe primitif ne comprend pas de voyelles, ni de ponctuations, ce qui peut donner de nombreuses interprétations à un même texte, par exemple un universitaire allemand a traduit une partie de la deuxième sourate comme « ce livre ne contient pas d'huile d'olive », surprenant !

     

    En conclusion, je pense que si Mahomet a existé (ce qui reste à démontrer), il fut très rusé et a su créer une religion répondant en tout point à ses désirs (pouvoir, sexe, vengeance), une forme de revanche contre les Mecquois qui l'avait méprisé, il a sans doute développé dans sa période médinoise un fort sentiment contre les juifs et les chrétiens, il s'y montre d'ailleurs d'une grande cruauté, mais il n'a pas su préparer l'avenir de l'islam et a laissé ce peuple (qui n’était qu'un rassemblement de tribus) s’écharper dans des guerres internes qui durèrent fort longtemps.

    On peut reconnaître aux Arabes une qualité indéniable quand il s'agit de raconter de belles histoires, Les Milles et Une Nuit en sont une, le Coran en est une autre.

    Ce qui me gêne, j'ai visionné des dizaines de vidéos sur la vie du prophète (la plupart réalisée par des musulmans) et avec des histoires très différentes des hadiths. (volonté de réécrire l'histoire)

    Je ne m'attarderai pas sur les vidéos et BD pour enfants qui sont soit niaises (le prophète ami des enfants) soit très sanglantes, comment s’étonner après cela de l'exemple à suivre.

    Suivre un prophète voleur, assassin, menteur et pédophile ne me tente guère. Un dieu vengeur et qui ne pardonne pas à ceux qui ne croient pas en lui. Je me contenterai du mien qui parle d'amour et de miséricorde.

    Quand je pense que les imams nous disent qu'il est « le meilleur des hommes », qu'est-ce que le pire ?

     

    Marc

     

    Phoenix Boréal

  • Noël sous attaque : une école abandonne Noël pour apaiser les musulmans

    "Mon fils n'est pas un citoyen de seconde zone - respectez ses fêtes musulmanes"

    « Mon fils n’est pas un citoyen de seconde zone – respectez ses fêtes musulmanes »

    La guerre des Musulmans contre Noël et les autres religions est globale. On la retrouve identique à Saint Denis, à Jérusalem, à Londres et à Montgomery dans le Maryland.

     

    L’école Montgomery a décidé mardi de devenir « religieusement neutre » et d’éliminer toute référence entre autres à Noël en réponse aux critiques de familles musulmanes qui se disent choquées.

    Mais la décision de l’école a rendu les Musulmans encore plus furieux : une des activistes, Zainab Chaudry, a déclaré que l’école les fait passer pour ceux qui ont volé Noël parce qu’ils ne veulent pas traiter les Musulmans à égalité avec les autres religions.

    “Ils préfèrent supprimer les fêtes catholiques et les fêtes juives du calendrier plutôt qu’ajouter les fêtes musulmanes,” a déclaré Chaudry.

    Mardi, la direction de l’école Montgomery a ainsi décidé, après un vote, de supprimer les désignations religieuses des vacances après que les musulmans se soient plaints que l’école respecte Noël, Pâques, Yom Kippour et le nouvel an juif, mais ne propose pas de vacances lors des fêtes de l’islam.

     

    Fox News: “c’est un nouveau champ de bataille dans la guerre contre Noël”

     

    Sur la radio de Fox New – nous sommes aux Etats Unis, pays de la liberté d’expression que Fox News n’oublie jamais d’utiliser, le journaliste Todd Starnes accuse et dit que « l’école a laissé tomber Noël pour apaiser les musulmans ».

    Il a ajouté qu’il s’agit d’ “un nouveau champ de bataille dans la guerre contre Noël” et une “mauvaise nouvelle pour les juifs et les chrétiens d’ici.”

    La décision de l’école a suivi la demande de familles musulmanes qui réclamaient que la fête islamique Eid Al Ahda soit reconnue au même titre que les fêtes juives. En réponse, le directeur Joshua Starr recommanda que la direction de l’école supprime les noms des fêtes juives du calendrier 2015-2016, même si l’école serait fermée durant les deux fêtes juives principales Yom Kippour et le nouvel an juif, du fait qu’un nombre important d’élèves et de professeurs sont absents.

    Nouvel an chinois

    Les écoles publiques situées dans les quartiers à majorité chinoises ont, dans plusieurs états, l’autorisation de fermer pour le nouvel an chinois ou d’autres fêtes religieuses, si une majorité d’élèves manquent ces jours là.

    La décision finale revient toujours à la direction de chaque école, qui est autorisée à fermer pour le nouvel an chinois ou pour d’autres fêtes religieuses « si une proportion considérable d’élèves ne viendra pas en cours, ce qui constituerait un gaspillage inutile des ressources ».

     

    Jamais aucun asiatique n’a exigé le retrait du calendrier scolaire des fêtes chrétiennes et juives

     

    Le sénateur démocrate de l’Etat de New York, Daniel Squadron, a récemment adopté cette mesure, et a déclaré que dans les quartiers asiatiques comme Chinatown à Manhattan et Flushing dans le Queens, le taux d’abstention pendant le nouvel an lunaire atteint 60%.

    cair-muslim-holiday-school

    Reste que jamais aucun asiatique n’a exigé le retrait du calendrier scolaire des fêtes chrétiennes et juives. Seuls les musulmans tentent – dans le monde occidental – de faire reculer les autres religions et de faire avancer l’islam. Hasard ou coïncidence, le coran donne l’ordre impératif à chaque musulman d’établir l’islam sur l’ensemble de la terre.

     

    © Hervé Roubaix pour Dreuz.info

     

    Phœnix Boréal

    =============================================================================================

     

    Source

     

    Site internet

     

    - ROUBAIX Hervé. Noël sous attaque : une école abandonne Noël pour apaiser les Musulmans [En ligne]

    <http://www.dreuz.info/2014/11/noel-sous-attaque-une-ecole-abandonne-noel-pour-apaiser-les-musulmans> (Consulté le 26/12/2014)

  • Abjuration de la foi mahométane (Interview - Témoignage)

    Où êtes-vous né ? Pouvez-vous me décrire le contexte religieux dans lequel vous avez grandi ?

    La ville de Bruxelles représente le lieu dans lequel je suis né et dans lequel je vis encore à l'heure actuelle. J'ai grandi dans un double contexte religieux, à la fois catholique et islamique, si j'englobe aussi bien ma vie scolaire que familiale.

    Durant toute mon enfance, ma scolarité s'est déroulée uniquement en milieu scolaire catholique où étaient dispensés des cours de religion catholique et des activités liées aux fêtes et célébrations de cette branche du christianisme, en plus des cours qu'impose l’enseignement obligatoire. Ces cours de religion catholique et ces activités me plaisaient énormément, je dois l'avouer.

    À la maison, par ailleurs, il n'était question que d'islam. Cette religion a toujours occupé une place prépondérante au sein de notre famille d'origine marocaine composée de 3 enfants. Tout le monde est tenu de prier les 5 prières quotidiennes obligatoires, d'invoquer Allah (le nom que les musulmans donnent à Dieu) selon ce que notre père nous avait enseigné, de parler préférentiellement arabe lorsque l'on s'adresse à un membre de la famille (quand bien-même nous ne sommes pas du tout d'origine arabe, cela m'a toujours prêté à sourire, c'est dire le poids de la religion révélée en arabe), de respecter au maximum les nombreux rites islamiques, etc.

    Mes parents ont toujours été de fervents musulmans si bien que ce que j'apprenais de catholique à l'école devait rester à l'école. Ils ont toujours vu d'un mauvais œil les célébrations d'anniversaires, les chants, et plusieurs activités culturelles, en particulier lorsque cela était lié de près ou de loin au paganisme ou à une religion différente de l'islam.

    Face à cette crainte de me voir éduquer par des personnes autres que d'obédience musulmane, mes parents ont tenu à m'inscrire dès ma plus tendre enfance à des cours d'arabe et islamiques. Ces cours faisaient office de bouche-trou à toutes mes années académiques. Tous les weekends, mercredis après-midi, jours fériés légaux et vacances scolaires, hormis les vacances d'été; pour lesquels mes camarades de classe affichaient un enthousiasme non dissimulé au sujet des activités auxquelles ils prévoyaient de s'adonner, étaient pour moi réservés aux cours de religion et d'arabe dans ce que je me plais à rebaptiser "Centre de torture pour enfants" en lieu et place de "Centre culturel islamique..." comme l'affichait si joliment l'enseigne de la mosquée. Je suivais alors véritablement une double scolarité. Cela se poursuivit plus intensément à l'adolescence lorsque mon père décida de m'inscrire à l'école coranique où le nombre d'heures de cours était plus large (l'équivalent d'une journée entière à l'école publique) qu'aux cours d'arabe et l'activité plus pénible : la stricte mémorisation du Coran sans nécessité de devoir y comprendre un traître mot.

     

    Que pensiez-vous de l’Islam ?

    Paradoxalement à mon grand sentiment d'aversion envers le comportement violent des professeurs et imams (je dois avouer qu'une minorité d’entre eux avaient une attitude acceptable à mes yeux) qui ont contribué à mon apprentissage de l'islam et du Coran, je trouvais que la religion islamique prévalait sur toute autre religion. J'étais persuadé que j'étais né dans la seule religion que Dieu agrée.

    Je considérais seulement que ces imams et professeurs transgressaient l'islam par leur comportement qui était contraire à l'exemple le plus noble des musulmans : Mohamed, le sceau de la prophétie selon l'islam.

    Une image faussée de ce personnage résidait dans mon esprit. Elle était due à l'embellissement continuel de la magnanimité du prophète auquel tous les musulmans sans exception se sont toujours adonnés à l'envi. Ils en faisaient un second Jésus. Les ouvrages islamiques occidentaux n'étaient pas sans endiguer toute possibilité à me défaire de cette représentation tant factice. Je croyais que la spiritualité qui anima toute ma jeunesse incarnait l'amour et la tolérance.

     

    Comment en êtes-vous arrivé à l’idée d’apostasier ? A quel âge ?

    C'est à mes dépends que j'ai fini par connaître le vrai visage du prophète de l'islam, et celui de sa religion par extension.

    Cela m'a été permis par les critiques qui existent de l'islam et surtout par l'étude comparative de l'islam et du christianisme protestant, il me semble utile de le préciser.

    Mes connaissances chrétiennes (amis) se furent de plus en plus nombreuses (particulièrement sur la toile) à mesure que je me détachais peu à peu de ce qui ne me plaisait pas dans mon univers islamique, à savoir l'horrible ambiance de peur et soumission qui régnait dans les écoles islamiques. Je parvins à convaincre mon père de ne plus me réinscrire à l'école coranique à l'âge de 16 ans.

    Les protestants sont très actifs spirituellement et ne manquèrent pas de tenter de m'évangéliser. Néanmoins, le carcan de l'islam est extrêmement lourd. Il n'est pas si aisé d'avoir l'humilité de reconnaître être né dans la mauvaise religion surtout lorsque l'on a construit toute sa vie autour de celle-ci et que l'on est loin d'ignorer que le risque encouru n'est ni plus ni moins les pires ignominies "ici-bas et [surtout] dans l'au-delà" pour reprendre les termes coraniques.

    Cela m'a poussé à replonger de plus belle dans ma foi d'origine et à chercher le pourquoi du comment. Car je pouvais facilement me retrouver à court d'arguments dans mes échanges et débats avec les chrétiens.

    À mesure que je découvrais les nombreuses critiques qui existaient sur l'islam, je me cultivais davantage sur ma religion pour trouver des réponses à ces critiques. Mon principal souci était de convaincre du pacifisme originel de l'islam à l'époque du prophète Mohamed vu qu'il s'agissait de l'élément qui était contesté. Je n'avais pas hésité à créer un blog pour cela. À force de débats et de preuves assez convaincantes apportées entre autres par un ami protestant qui commentait généreusement mon blog et parallèlement à ma découverte d'innombrables miracles scientifiques répertoriés dans des opus ou des sites scientifiques prévus à cet effet, j'acceptai que Mohamed n'était à raison pas aussi pacifique que Jésus et je décidai alors d'orienter la finalité de mon blog à convaincre que l'islam est la vraie religion notamment par la présentation de tous ces miracles qui m'émerveillaient. Je ne me rendais pas compte que la première personne que je cherchais à convaincre durant tous ces débats était ma propre personne. Il me fallait désormais des miracles pour continuer à croire en l'islam.

    Il n'est pas très difficile d'expliquer cet état de fait, je refoulais les nombreux doutes sur ma religion que les chrétiens et détracteurs de l'islam me permettaient de cultiver.

    Un beau jour, à l'âge de 19 ans, c'était sans compter sur une lecture hasardeuse de faits que je caractériserais volontiers de pédophiles sur mon prophète bien-aimé que je me surpris à le détester pour cela. Il s'agissait de la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Dans mon esprit, l'émergence de mes doutes refoulés se produisit, conformément à la psychanalyse freudienne. Je passais en revue tous les faits qui crédibilisent Mohamed en tant qu'envoyé d'un dieu omniscient. Ces doutes portaient sur plusieurs domaines : la science, l'histoire, les légendes, la Bible et même ces fameux prétendus miracles. Les erreurs tacites du Coran sur ces domaines rendaient son origine divine désormais inconcevable à mes yeux. Je dus alors me résoudre à apostasier.

     

    Concrètement, comment avez-vous apostasié ? Avez-vous eu peur des représailles de musulmans ?

    Apostasier l'islam, ce n'est pas comme s'y engager spirituellement. Il n'y a pas de profession de foi ou de déclarations publiques à faire. La conversion à l'islam se fait par l'énoncé de la profession de foi (shahada) en public : "J'atteste qu'il n'y a de divinité que Allah seul et que Mohamed est son messager". Que je n'atteste pas l'un des deux éléments précités suffit pour me voir désigné comme un renégat de la foi musulmane.

    Je ne reconnaissais plus la réalité de la prophétie de Mohamed, je n'étais donc plus musulman. Cette apostasie, je l'ai cachée à mon entourage. Au départ, j'étais contraint de feindre intégralement la poursuite de ma vie de mahométan avec tous les rites parfois très éprouvants que cela implique. Aujourd'hui, la distance temporelle qui s'est imposée avec ce qui me liait à mes anciens coreligionnaires me permet une bien plus grande liberté de mes actes.

    Le très grand ressentiment des musulmans à l'égard d'un apostat est loin de m'être étranger. De surcroît, j'ai pris le soin de garder en mémoire les critiques qu'ont déjà pu émettre les personnes de mon entourage lorsque qu'un cas d'apostasie notoire était porté à leur connaissance. Autant dire que j'ai tout intérêt à garder mon revirement spirituel loin de leur simple imagination. Je ne puis concevoir leur réaction s'ils venaient à découvrir la réalité de ma spiritualité.

    L'explication de l'attitude des musulmans repose très probablement en partie sur ces paroles prophétiques islamiques (hadiths) de sources reconnues authentiques :

    D'après Ikrima:
    Le prophète a dit: «celui qui quitte sa religion, tuez le!»
    (Sahîh Boukhari n° 6411)

    D'après `Abd-Allah ibn Mas`ûd (qu'Allah soit satisfait de lui),
    l'Envoyé d'Allah (pbsl) a dit: «Il n'est pas permis de verser le sang d'un musulman qui témoigne qu'il n'y a d'autre divinité qu'Allah et que je suis l'Envoyé d'Allah, sauf dans ces trois cas: l'époux adultère, le coupable d’un meurtre et l'apostat qui abandonne la communauté musulmane».
    (Sahîh de Mouslim n° 3175)

    «J’ai entendu le prophète dire: «à la fin des temps, apparaîtront de jeunes gens aux idées folles. Ils parleront bien, mais ils sortiront de l’islam comme une flèche sort de son jeu, leur foi ne dépassera pas leur gorge. Ainsi, partout où vous les trouvez, tuez les, il y aura une récompense pour ceux qui les tueront au jour de la résurrection.»»
    (Sahîh de  Boukhari n° 577)

    La peur (à croire que mon destin est lié à ce sentiment) de représailles est donc constante, même dans un pays où la loi ne repose pas sur la charia !

     

    Avez-vous dans votre entourage et réseau de connaissances des individus ayant apostasié également ? Pour quelles raisons ?

    Les personnes qui abjurent leur foi musulmane ne sont pas toujours promptes à le crier sur tous les toits du fait du ressentiment des musulmans déjà évoqué et bien connu. Il devient de ce fait très compliqué de faire la connaissance d'autres apostats. Cela peut amener à des situations tragiques dans lesquelles, deux apostats qui simulent une vie de musulman peuvent converser ou même se côtoyer régulièrement tout en ignorant l'un de l'autre qu'ils ont renié la foi qui était la leur dans le passé.

    Sur internet en revanche, bien que la prudence soit toujours de mise, les anciens musulmans ne se font pas prier pour afficher leur apostasie en plein jour. C'est ainsi que j'ai pu retrouver quelques témoignages d'anciens musulmans et quelques blogueurs et commentateurs de blogs. Les raisons qui les ont poussé à renier l'islam sont souvent, sinon pas toujours les mêmes : l'intolérance de l'islam contre tout ce qui lui est profane et infidèle, les appels à la haine inhérents au Coran, les erreurs d'ordre scientifique, historique de ce livre, et la pâle copie évidente que ce texte représente des écritures saintes antérieures à lui, et tant qu'à faire, l'évidence selon laquelle l'islam est un enchevêtrement de doctrines, croyances, pensées et dogmes liés à tous les systèmes de croyances que l'auto-proclamé prophète Mohamed a côtoyé dans son entourage ou dans ses voyages : le paganisme anté-islamique, le zoroastrisme, le judaïsme, le christianisme, et certainement d'autres. 

    Nous, les apostats, ne nous attardons pas longuement sur les récits de notre abjuration. Ils ne servent pas à grand-chose sinon à rendre-compte de l'existence d'apostats. En tant qu'esprits éveillés, nous trouvons plus utile d'informer les musulmans sur les manipulations élaborées par leurs notables coreligionnaires férus de concordisme élaborant des preuves de la légitimité divine et scientifique de leur religion. Nous dénonçons sans langue de bois les dangers de l'islam, les exhortations liberticides de ses textes fondateurs, l'intolérance que ces derniers renferment. Nous sommes les mieux placés pour savoir qu'il existe des musulmans sincères et pacifiques qui ignorent le côté sombre de leur religion et du gourou qu'ils croient être le meilleur homme depuis Adam.

    C'est ainsi que nous sommes nombreux à tenir des blogs ou des sites web pour porter les erreurs coraniques et ce côté sombre de l'islam à la connaissance des mahométans.

    Est-ce que dans votre cas, l’apostasie a été synonyme d’une rupture complète et définitive avec toutes formes de spiritualité ?

    Que du contraire, je n'ai été athée que les deux jours qui ont suivi mon apostasie. J'accordais dans un premier temps un intérêt moindre aux religions car j'étais contrarié par la religion en général. L'une d'entre elles m'avait eu, c'en était assez.

    Je me tournai alors vers la philosophie car je ne tardai pas à m'interroger sur le sens de la vie, le bien et le mal, la cause de l'existence de l'univers. Tout à fait fortuitement suis-je tombé sur la citation suivante de Voltaire que mon professeur de littérature cita en cours : « L'univers m'embarrasse et je ne puis songer que cette horloge existe et n'ait point d'horloger. » Voltaire, Les Cabales, 1772.

    Il ne me fallut pas beaucoup d'heures de réflexion pour définir mes positions philosophiques comme étant celles d'un déiste. La lecture du livre Zadig de Voltaire me conforta définitivement dans ce choix car la vision de la justice qu'entretient cet écrivain-philosophe particulièrement vis-à-vis du religieux me subjugua et m'amena à penser qu'elle devait atteindre un certain idéal.

    Par la suite, je nuançai mes pensées au sujet du divin par souci d' objectivité au moyen de l'agnosticisme. J'avouais la possibilité que Dieu puisse ne pas exister mais je demeurais déiste.

    Ma foi au message des Évangiles s'en est par moments allée grandissante. Il faut dire que j'ai toujours laissé le bénéfice du doute au christianisme protestant depuis ma rupture avec l'islam. Je n'ai cependant jamais franchi le cap du déiste libre-penseur qui définit désormais mes dispositions spirituelles.

    Qu’est –ce que l’apostasie a changé ? Quel impact concret ?

    L'apostasie change le regard et le jugement que l'on porte sur le monde. L'islam implique que l'on pense de telle manière sur plusieurs aspects de la vie, du monde. Les avis en islam sont très souvent préfondés, en général à partir des quatre grandes écoles sunnites (lorsqu'il s'agit de l'islam majoritaire que représente le sunnisme) qui pensent pour les mahométans. Il y a plus à faire qu'à penser, plus à obéir qu'à décider dans ce système de croyances.

    Abandonner la pratique de l'islam, c'est redémarrer toute sa spiritualité depuis zéro.  Il s'agit d'un moment où l'on médite beaucoup sur les questions existentielles pour expliquer l'origine du monde, de l'univers. On cherche des réponses au sens de la vie. On ne se contente plus de réponses toutes faites comme c'était le cas dans la vie de musulman. On se forge désormais une morale, une éthique de vie selon le bon sens, la raison et non plus seulement à partir de doctrines établies plusieurs siècles plus tôt dans un contexte "socio-politico-spacio-temporel" qui n'est pas le nôtre. On se débarrasse aussi de plusieurs superstitions islamiques, sans parler des superstitions liées au pays d'origine (lorsqu'il s'agit d'un pays où il en existait en dehors de l'islam) qui viennent parfois se mêler aux premières et ne sont pas toujours clairement dissociées dans l'esprit des gens.

    Dans la vie pratique, on ne se sent plus oppressé par les interdits qui deviennent ridicules lorsque l'on considère que boire un verre de vin de temps à autres (interdit par l'islam même en quantité minime) est plus sain que de se délecter d'une pâtisserie excessivement mielleuse et sucrée ou de la nourriture grasse du snack du coin.

    On dit de l'islam qu'il s'agit d'une religion, le renier cependant donne l'impression que l'on s'est débarrassé d'une culture à part entière.

    Encouragez-vous des musulmans à apostasier ?

    L'existence du blog anti-islam prouve assez largement mon encouragement pour les musulmans à apostasier. Plutôt que de les inviter à qui mieux mieux à l'apostasie, j'entre en débat avec eux lorsqu'ils en manifestent la volonté. Les éléments qui invalident l'autorité divine de l'islam leur sont également présentés; ils ne peinent pas à comprendre que mes travaux les invite implicitement à renier leur foi.

     

    Craignez-vous aujourd’hui une islamisation massive de la Belgique ? Estimez-vous que les mouvements islamistes qui veulent imposer la charia en Europe vont gagner de plus en plus de terrain ?

    Les musulmans affichent toujours une joie débordante, mêlée à un sentiment de fierté, lorsqu'une personne embrasse leur foi; leur aigreur est par ailleurs proportionnelle à cette joie lorsqu'un membre de leur communauté les quitte.

    Cela favorise la multiplication de rumeurs et d'intox sur des personnes qui se seraient converties à l'islam, et dans l'autre sens, pousse souvent les apostats à dissimuler leur abjuration; ceux-ci sont donc toujours comptabilisés parmi les musulmans. Le nombre total de musulmans est donc tronqué.

    Les adeptes de l'islam jouent sur cela pour faire croire, avec un certain succès, que l'islam dominera la Belgique, l'Europe, le monde. J'en suis convaincu, il doit y avoir à peu près autant de "nouveaux musulmans" que d'ex-musulmans.

    Ce n'est donc pas par un nombre croissant de convertis qu'il faut craindre une islamisation de la Belgique, comme peuvent parfois le laisser penser les musulmans; c'est bien par la marmaille.
    Ce n'est pas un jugement, mais un constat : la surpopulation de la planète est le cadet des soucis du monde musulman. Il est trop fier d'assurer sa descendance musulmane conformément d'ailleurs à l'intimation en ce sens de son prophète :

    «Prenez pour femme celle qui est affectueuse et féconde. Je voudrais surpasser en nombre toutes les autres communautés le Jour de la Résurrection.»
    (Ahmed & Ibn Maja)

    Les adeptes de l'islam se multiplient impassiblement en pays développés, sachant que la tendance des habitants originels des milieux développés est à connaître un faible taux de natalité.

    Le danger réside, à mon sens, dans le surnombre de la population islamique de Belgique et de l'Europe. Il suffit pour les mouvements radicaux et islamistes que les musulmans représentent la majorité. Leur discours sera plus entendu et donc mieux accepté. Les musulmans modérés qui résistent malgré eux seraient laissés pour compte, mal vus, à la limite considérés comme des traîtres ou accusés de trahison. Ils auraient alors tout intérêt à rejoindre les rangs des radicaux qui donnent de toute manière le ton.

    La Belgique, et l'Europe, a tout intérêt à prendre très au sérieux le danger que représentent les mouvements radicaux de l'islam. Aujourd'hui, ils sont une minorité et ignorés par de nombreux musulmans modérés, mais ils ont un énorme potentiel par leur instrumentalisation d'une religion appartenant à une catégorie de personnes qui représentera la majorité dans quelques décennies.

     

    Phœnix Boréal