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  • Abjuration de la foi mahométane (Interview - Témoignage)

    Où êtes-vous né ? Pouvez-vous me décrire le contexte religieux dans lequel vous avez grandi ?

    La ville de Bruxelles représente le lieu dans lequel je suis né et dans lequel je vis encore à l'heure actuelle. J'ai grandi dans un double contexte religieux, à la fois catholique et islamique, si j'englobe aussi bien ma vie scolaire que familiale.

    Durant toute mon enfance, ma scolarité s'est déroulée uniquement en milieu scolaire catholique où étaient dispensés des cours de religion catholique et des activités liées aux fêtes et célébrations de cette branche du christianisme, en plus des cours qu'impose l’enseignement obligatoire. Ces cours de religion catholique et ces activités me plaisaient énormément, je dois l'avouer.

    À la maison, par ailleurs, il n'était question que d'islam. Cette religion a toujours occupé une place prépondérante au sein de notre famille d'origine marocaine composée de 3 enfants. Tout le monde est tenu de prier les 5 prières quotidiennes obligatoires, d'invoquer Allah (le nom que les musulmans donnent à Dieu) selon ce que notre père nous avait enseigné, de parler préférentiellement arabe lorsque l'on s'adresse à un membre de la famille (quand bien-même nous ne sommes pas du tout d'origine arabe, cela m'a toujours prêté à sourire, c'est dire le poids de la religion révélée en arabe), de respecter au maximum les nombreux rites islamiques, etc.

    Mes parents ont toujours été de fervents musulmans si bien que ce que j'apprenais de catholique à l'école devait rester à l'école. Ils ont toujours vu d'un mauvais œil les célébrations d'anniversaires, les chants, et plusieurs activités culturelles, en particulier lorsque cela était lié de près ou de loin au paganisme ou à une religion différente de l'islam.

    Face à cette crainte de me voir éduquer par des personnes autres que d'obédience musulmane, mes parents ont tenu à m'inscrire dès ma plus tendre enfance à des cours d'arabe et islamiques. Ces cours faisaient office de bouche-trou à toutes mes années académiques. Tous les weekends, mercredis après-midi, jours fériés légaux et vacances scolaires, hormis les vacances d'été; pour lesquels mes camarades de classe affichaient un enthousiasme non dissimulé au sujet des activités auxquelles ils prévoyaient de s'adonner, étaient pour moi réservés aux cours de religion et d'arabe dans ce que je me plais à rebaptiser "Centre de torture pour enfants" en lieu et place de "Centre culturel islamique..." comme l'affichait si joliment l'enseigne de la mosquée. Je suivais alors véritablement une double scolarité. Cela se poursuivit plus intensément à l'adolescence lorsque mon père décida de m'inscrire à l'école coranique où le nombre d'heures de cours était plus large (l'équivalent d'une journée entière à l'école publique) qu'aux cours d'arabe et l'activité plus pénible : la stricte mémorisation du Coran sans nécessité de devoir y comprendre un traître mot.

     

    Que pensiez-vous de l’Islam ?

    Paradoxalement à mon grand sentiment d'aversion envers le comportement violent des professeurs et imams (je dois avouer qu'une minorité d’entre eux avaient une attitude acceptable à mes yeux) qui ont contribué à mon apprentissage de l'islam et du Coran, je trouvais que la religion islamique prévalait sur toute autre religion. J'étais persuadé que j'étais né dans la seule religion que Dieu agrée.

    Je considérais seulement que ces imams et professeurs transgressaient l'islam par leur comportement qui était contraire à l'exemple le plus noble des musulmans : Mohamed, le sceau de la prophétie selon l'islam.

    Une image faussée de ce personnage résidait dans mon esprit. Elle était due à l'embellissement continuel de la magnanimité du prophète auquel tous les musulmans sans exception se sont toujours adonnés à l'envi. Ils en faisaient un second Jésus. Les ouvrages islamiques occidentaux n'étaient pas sans endiguer toute possibilité à me défaire de cette représentation tant factice. Je croyais que la spiritualité qui anima toute ma jeunesse incarnait l'amour et la tolérance.

     

    Comment en êtes-vous arrivé à l’idée d’apostasier ? A quel âge ?

    C'est à mes dépends que j'ai fini par connaître le vrai visage du prophète de l'islam, et celui de sa religion par extension.

    Cela m'a été permis par les critiques qui existent de l'islam et surtout par l'étude comparative de l'islam et du christianisme protestant, il me semble utile de le préciser.

    Mes connaissances chrétiennes (amis) se furent de plus en plus nombreuses (particulièrement sur la toile) à mesure que je me détachais peu à peu de ce qui ne me plaisait pas dans mon univers islamique, à savoir l'horrible ambiance de peur et soumission qui régnait dans les écoles islamiques. Je parvins à convaincre mon père de ne plus me réinscrire à l'école coranique à l'âge de 16 ans.

    Les protestants sont très actifs spirituellement et ne manquèrent pas de tenter de m'évangéliser. Néanmoins, le carcan de l'islam est extrêmement lourd. Il n'est pas si aisé d'avoir l'humilité de reconnaître être né dans la mauvaise religion surtout lorsque l'on a construit toute sa vie autour de celle-ci et que l'on est loin d'ignorer que le risque encouru n'est ni plus ni moins les pires ignominies "ici-bas et [surtout] dans l'au-delà" pour reprendre les termes coraniques.

    Cela m'a poussé à replonger de plus belle dans ma foi d'origine et à chercher le pourquoi du comment. Car je pouvais facilement me retrouver à court d'arguments dans mes échanges et débats avec les chrétiens.

    À mesure que je découvrais les nombreuses critiques qui existaient sur l'islam, je me cultivais davantage sur ma religion pour trouver des réponses à ces critiques. Mon principal souci était de convaincre du pacifisme originel de l'islam à l'époque du prophète Mohamed vu qu'il s'agissait de l'élément qui était contesté. Je n'avais pas hésité à créer un blog pour cela. À force de débats et de preuves assez convaincantes apportées entre autres par un ami protestant qui commentait généreusement mon blog et parallèlement à ma découverte d'innombrables miracles scientifiques répertoriés dans des opus ou des sites scientifiques prévus à cet effet, j'acceptai que Mohamed n'était à raison pas aussi pacifique que Jésus et je décidai alors d'orienter la finalité de mon blog à convaincre que l'islam est la vraie religion notamment par la présentation de tous ces miracles qui m'émerveillaient. Je ne me rendais pas compte que la première personne que je cherchais à convaincre durant tous ces débats était ma propre personne. Il me fallait désormais des miracles pour continuer à croire en l'islam.

    Il n'est pas très difficile d'expliquer cet état de fait, je refoulais les nombreux doutes sur ma religion que les chrétiens et détracteurs de l'islam me permettaient de cultiver.

    Un beau jour, à l'âge de 19 ans, c'était sans compter sur une lecture hasardeuse de faits que je caractériserais volontiers de pédophiles sur mon prophète bien-aimé que je me surpris à le détester pour cela. Il s'agissait de la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Dans mon esprit, l'émergence de mes doutes refoulés se produisit, conformément à la psychanalyse freudienne. Je passais en revue tous les faits qui crédibilisent Mohamed en tant qu'envoyé d'un dieu omniscient. Ces doutes portaient sur plusieurs domaines : la science, l'histoire, les légendes, la Bible et même ces fameux prétendus miracles. Les erreurs tacites du Coran sur ces domaines rendaient son origine divine désormais inconcevable à mes yeux. Je dus alors me résoudre à apostasier.

     

    Concrètement, comment avez-vous apostasié ? Avez-vous eu peur des représailles de musulmans ?

    Apostasier l'islam, ce n'est pas comme s'y engager spirituellement. Il n'y a pas de profession de foi ou de déclarations publiques à faire. La conversion à l'islam se fait par l'énoncé de la profession de foi (shahada) en public : "J'atteste qu'il n'y a de divinité que Allah seul et que Mohamed est son messager". Que je n'atteste pas l'un des deux éléments précités suffit pour me voir désigné comme un renégat de la foi musulmane.

    Je ne reconnaissais plus la réalité de la prophétie de Mohamed, je n'étais donc plus musulman. Cette apostasie, je l'ai cachée à mon entourage. Au départ, j'étais contraint de feindre intégralement la poursuite de ma vie de mahométan avec tous les rites parfois très éprouvants que cela implique. Aujourd'hui, la distance temporelle qui s'est imposée avec ce qui me liait à mes anciens coreligionnaires me permet une bien plus grande liberté de mes actes.

    Le très grand ressentiment des musulmans à l'égard d'un apostat est loin de m'être étranger. De surcroît, j'ai pris le soin de garder en mémoire les critiques qu'ont déjà pu émettre les personnes de mon entourage lorsque qu'un cas d'apostasie notoire était porté à leur connaissance. Autant dire que j'ai tout intérêt à garder mon revirement spirituel loin de leur simple imagination. Je ne puis concevoir leur réaction s'ils venaient à découvrir la réalité de ma spiritualité.

    L'explication de l'attitude des musulmans repose très probablement en partie sur ces paroles prophétiques islamiques (hadiths) de sources reconnues authentiques :

    D'après Ikrima:
    Le prophète a dit: «celui qui quitte sa religion, tuez le!»
    (Sahîh Boukhari n° 6411)

    D'après `Abd-Allah ibn Mas`ûd (qu'Allah soit satisfait de lui),
    l'Envoyé d'Allah (pbsl) a dit: «Il n'est pas permis de verser le sang d'un musulman qui témoigne qu'il n'y a d'autre divinité qu'Allah et que je suis l'Envoyé d'Allah, sauf dans ces trois cas: l'époux adultère, le coupable d’un meurtre et l'apostat qui abandonne la communauté musulmane».
    (Sahîh de Mouslim n° 3175)

    «J’ai entendu le prophète dire: «à la fin des temps, apparaîtront de jeunes gens aux idées folles. Ils parleront bien, mais ils sortiront de l’islam comme une flèche sort de son jeu, leur foi ne dépassera pas leur gorge. Ainsi, partout où vous les trouvez, tuez les, il y aura une récompense pour ceux qui les tueront au jour de la résurrection.»»
    (Sahîh de  Boukhari n° 577)

    La peur (à croire que mon destin est lié à ce sentiment) de représailles est donc constante, même dans un pays où la loi ne repose pas sur la charia !

     

    Avez-vous dans votre entourage et réseau de connaissances des individus ayant apostasié également ? Pour quelles raisons ?

    Les personnes qui abjurent leur foi musulmane ne sont pas toujours promptes à le crier sur tous les toits du fait du ressentiment des musulmans déjà évoqué et bien connu. Il devient de ce fait très compliqué de faire la connaissance d'autres apostats. Cela peut amener à des situations tragiques dans lesquelles, deux apostats qui simulent une vie de musulman peuvent converser ou même se côtoyer régulièrement tout en ignorant l'un de l'autre qu'ils ont renié la foi qui était la leur dans le passé.

    Sur internet en revanche, bien que la prudence soit toujours de mise, les anciens musulmans ne se font pas prier pour afficher leur apostasie en plein jour. C'est ainsi que j'ai pu retrouver quelques témoignages d'anciens musulmans et quelques blogueurs et commentateurs de blogs. Les raisons qui les ont poussé à renier l'islam sont souvent, sinon pas toujours les mêmes : l'intolérance de l'islam contre tout ce qui lui est profane et infidèle, les appels à la haine inhérents au Coran, les erreurs d'ordre scientifique, historique de ce livre, et la pâle copie évidente que ce texte représente des écritures saintes antérieures à lui, et tant qu'à faire, l'évidence selon laquelle l'islam est un enchevêtrement de doctrines, croyances, pensées et dogmes liés à tous les systèmes de croyances que l'auto-proclamé prophète Mohamed a côtoyé dans son entourage ou dans ses voyages : le paganisme anté-islamique, le zoroastrisme, le judaïsme, le christianisme, et certainement d'autres. 

    Nous, les apostats, ne nous attardons pas longuement sur les récits de notre abjuration. Ils ne servent pas à grand-chose sinon à rendre-compte de l'existence d'apostats. En tant qu'esprits éveillés, nous trouvons plus utile d'informer les musulmans sur les manipulations élaborées par leurs notables coreligionnaires férus de concordisme élaborant des preuves de la légitimité divine et scientifique de leur religion. Nous dénonçons sans langue de bois les dangers de l'islam, les exhortations liberticides de ses textes fondateurs, l'intolérance que ces derniers renferment. Nous sommes les mieux placés pour savoir qu'il existe des musulmans sincères et pacifiques qui ignorent le côté sombre de leur religion et du gourou qu'ils croient être le meilleur homme depuis Adam.

    C'est ainsi que nous sommes nombreux à tenir des blogs ou des sites web pour porter les erreurs coraniques et ce côté sombre de l'islam à la connaissance des mahométans.

    Est-ce que dans votre cas, l’apostasie a été synonyme d’une rupture complète et définitive avec toutes formes de spiritualité ?

    Que du contraire, je n'ai été athée que les deux jours qui ont suivi mon apostasie. J'accordais dans un premier temps un intérêt moindre aux religions car j'étais contrarié par la religion en général. L'une d'entre elles m'avait eu, c'en était assez.

    Je me tournai alors vers la philosophie car je ne tardai pas à m'interroger sur le sens de la vie, le bien et le mal, la cause de l'existence de l'univers. Tout à fait fortuitement suis-je tombé sur la citation suivante de Voltaire que mon professeur de littérature cita en cours : « L'univers m'embarrasse et je ne puis songer que cette horloge existe et n'ait point d'horloger. » Voltaire, Les Cabales, 1772.

    Il ne me fallut pas beaucoup d'heures de réflexion pour définir mes positions philosophiques comme étant celles d'un déiste. La lecture du livre Zadig de Voltaire me conforta définitivement dans ce choix car la vision de la justice qu'entretient cet écrivain-philosophe particulièrement vis-à-vis du religieux me subjugua et m'amena à penser qu'elle devait atteindre un certain idéal.

    Par la suite, je nuançai mes pensées au sujet du divin par souci d' objectivité au moyen de l'agnosticisme. J'avouais la possibilité que Dieu puisse ne pas exister mais je demeurais déiste.

    Ma foi au message des Évangiles s'en est par moments allée grandissante. Il faut dire que j'ai toujours laissé le bénéfice du doute au christianisme protestant depuis ma rupture avec l'islam. Je n'ai cependant jamais franchi le cap du déiste libre-penseur qui définit désormais mes dispositions spirituelles.

    Qu’est –ce que l’apostasie a changé ? Quel impact concret ?

    L'apostasie change le regard et le jugement que l'on porte sur le monde. L'islam implique que l'on pense de telle manière sur plusieurs aspects de la vie, du monde. Les avis en islam sont très souvent préfondés, en général à partir des quatre grandes écoles sunnites (lorsqu'il s'agit de l'islam majoritaire que représente le sunnisme) qui pensent pour les mahométans. Il y a plus à faire qu'à penser, plus à obéir qu'à décider dans ce système de croyances.

    Abandonner la pratique de l'islam, c'est redémarrer toute sa spiritualité depuis zéro.  Il s'agit d'un moment où l'on médite beaucoup sur les questions existentielles pour expliquer l'origine du monde, de l'univers. On cherche des réponses au sens de la vie. On ne se contente plus de réponses toutes faites comme c'était le cas dans la vie de musulman. On se forge désormais une morale, une éthique de vie selon le bon sens, la raison et non plus seulement à partir de doctrines établies plusieurs siècles plus tôt dans un contexte "socio-politico-spacio-temporel" qui n'est pas le nôtre. On se débarrasse aussi de plusieurs superstitions islamiques, sans parler des superstitions liées au pays d'origine (lorsqu'il s'agit d'un pays où il en existait en dehors de l'islam) qui viennent parfois se mêler aux premières et ne sont pas toujours clairement dissociées dans l'esprit des gens.

    Dans la vie pratique, on ne se sent plus oppressé par les interdits qui deviennent ridicules lorsque l'on considère que boire un verre de vin de temps à autres (interdit par l'islam même en quantité minime) est plus sain que de se délecter d'une pâtisserie excessivement mielleuse et sucrée ou de la nourriture grasse du snack du coin.

    On dit de l'islam qu'il s'agit d'une religion, le renier cependant donne l'impression que l'on s'est débarrassé d'une culture à part entière.

    Encouragez-vous des musulmans à apostasier ?

    L'existence du blog anti-islam prouve assez largement mon encouragement pour les musulmans à apostasier. Plutôt que de les inviter à qui mieux mieux à l'apostasie, j'entre en débat avec eux lorsqu'ils en manifestent la volonté. Les éléments qui invalident l'autorité divine de l'islam leur sont également présentés; ils ne peinent pas à comprendre que mes travaux les invite implicitement à renier leur foi.

     

    Craignez-vous aujourd’hui une islamisation massive de la Belgique ? Estimez-vous que les mouvements islamistes qui veulent imposer la charia en Europe vont gagner de plus en plus de terrain ?

    Les musulmans affichent toujours une joie débordante, mêlée à un sentiment de fierté, lorsqu'une personne embrasse leur foi; leur aigreur est par ailleurs proportionnelle à cette joie lorsqu'un membre de leur communauté les quitte.

    Cela favorise la multiplication de rumeurs et d'intox sur des personnes qui se seraient converties à l'islam, et dans l'autre sens, pousse souvent les apostats à dissimuler leur abjuration; ceux-ci sont donc toujours comptabilisés parmi les musulmans. Le nombre total de musulmans est donc tronqué.

    Les adeptes de l'islam jouent sur cela pour faire croire, avec un certain succès, que l'islam dominera la Belgique, l'Europe, le monde. J'en suis convaincu, il doit y avoir à peu près autant de "nouveaux musulmans" que d'ex-musulmans.

    Ce n'est donc pas par un nombre croissant de convertis qu'il faut craindre une islamisation de la Belgique, comme peuvent parfois le laisser penser les musulmans; c'est bien par la marmaille.
    Ce n'est pas un jugement, mais un constat : la surpopulation de la planète est le cadet des soucis du monde musulman. Il est trop fier d'assurer sa descendance musulmane conformément d'ailleurs à l'intimation en ce sens de son prophète :

    «Prenez pour femme celle qui est affectueuse et féconde. Je voudrais surpasser en nombre toutes les autres communautés le Jour de la Résurrection.»
    (Ahmed & Ibn Maja)

    Les adeptes de l'islam se multiplient impassiblement en pays développés, sachant que la tendance des habitants originels des milieux développés est à connaître un faible taux de natalité.

    Le danger réside, à mon sens, dans le surnombre de la population islamique de Belgique et de l'Europe. Il suffit pour les mouvements radicaux et islamistes que les musulmans représentent la majorité. Leur discours sera plus entendu et donc mieux accepté. Les musulmans modérés qui résistent malgré eux seraient laissés pour compte, mal vus, à la limite considérés comme des traîtres ou accusés de trahison. Ils auraient alors tout intérêt à rejoindre les rangs des radicaux qui donnent de toute manière le ton.

    La Belgique, et l'Europe, a tout intérêt à prendre très au sérieux le danger que représentent les mouvements radicaux de l'islam. Aujourd'hui, ils sont une minorité et ignorés par de nombreux musulmans modérés, mais ils ont un énorme potentiel par leur instrumentalisation d'une religion appartenant à une catégorie de personnes qui représentera la majorité dans quelques décennies.

     

    Phœnix Boréal