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  • Coran : l'abrogeant et l'abrogé... ou la stratégie du caméléon

    Loup, Mouton, Brebis, Abrogation

    Lorsque les « infidèles » non musulmans font appel aux versets 9:5 et 9:29 pour dénoncer la violence et l’incohérence du message coranique, les oulémas et les imams dans l’embarras font appel à la doctrine arbitraire de l’ « abrogeant » et de l’ « abrogé » présente dans le Coran (s2:106 et s16:101).

    Ils ont presque tous pour même réponse qu’ils sont « abrogés », c’est-à-dire qu’ils sont de l’époque pré-Hégire. « Annulés » par d’autres versets médinois post-Hégire plus récents et « abrogeants » (Mansukh) de la Révélation à Muhammad à Médine.

    Sinon, dans un déni implacable, ils tentent de nous égarer dans des interprétations de diversion dont ils ont le secret.

    Cette stratégie est de l’ordre du mensonge autorisé par le Coran et la charia (taqiyya), puisque ces versets sont souvent de l’époque de l’Hégire/post-Hégire, celle qui a vu agir un Prophète en tant que chef de guerre dans le contexte de la naissance de l’État islamique impérialiste. Cette époque voit l’apparition de la notion du jihad offensif, faussement défensif (voir : Bat Ye’Or (1)).

    Elle inaugure une temporalité perpétuellement renouvelée de conquêtes belliqueuses et hégémoniques dont on connaît les méfaits historiques des « futuhât », des guerres saintes dévastatrices et des persécutions séculaires des non-musulmans. 

    Le verset 9:5 dit du « sabre » (H-113:5 chez Sami Aldeeb)

    « Une fois écoulés les mois interdits [ou : sacrés], tuez les associateurs où [partout ; conjonction arabe :haythu] que vous les trouviez. Prenez-les [capturez-les], assiégez-les et restez assis aux aguets contre eux. Si ensuite ils sont revenus [se repentent], ont élevé la prière [la salat] et donné l’aumône épuratrice [la zakat], alors dégagez leur voie [laissez-leur la voie libre]. Allah est Pardonneur et très Miséricordieux ».

     

    Le verset du sabre a abrogé tous les versets tolérants comme « Nulle contrainte dans la religion »

    Le verset du « sabre » (9:5) a abrogé tous les versets tolérants comme « Nulle contrainte dans la religion » (2:256), et « Celui qui souhaite, qu’il croie ; et celui qui souhaite, qu’il mécroie » (18:29 ; abrogé par les versets H-98/76:30 et H-7/81:29 – Sami Aldeeb, « Y a-t-il un moyen pour faire évoluer l’Islam afin de l’adapter aux droits de l’homme ? »).

    Selon les auteurs classiques, ce verset tardif du « sabre » abroge à lui seul un très grand nombre de versets tolérants révélés précédemment, entre 124 et 140 (Sami Aldeeb).

    Les imams de France continuent pourtant de les citer régulièrement dans les médias, dans la perspective de la taqiyya : duper et tromper les Occidentaux aussi bien que dans un réflexe de déni et de diversion.

    C’est une problématique que refuseront de prendre en compte les relativistes, les penseurs d’un « islam de France », et les islamophiles par méconnaissance, ignorance assumée, mauvaise foi zélote ou dissimulation et déni.

    Il en est de même du verset 9:29 (= H-113:29, chez Aldeeb) :

    « Combattez ceux qui ne croient ni en Allah ni au jour dernier, qui n’interdisent pas ce que Allah et Son envoyé ont interdit et qui ne professent pas la religion de la vérité, parmi ceux auxquels le Livre fut donné, jusqu’à ce qu’ [conjonction ar. : hata] ils donnent le tribut [versent la capitation] par leurs mains, en état de mépris [après s’être humiliés] ».

    Les versets exhortent donc les musulmans qui « professent la religion de la vérité » à combattre les « gens du Livre », juifs (qui ne croient pas au jour dernier), chrétiens (les associateurs), mais aussi païens idolâtres (qui ne croient pas en Allah), à les soumettre dans l’humiliation, à leur imposer la jizia (la capitation), voire à les tuer.

    Mais ce n’est pas tout.

     

    Le verset 2:62, sourate de “La Vache” (H-87:62, chez Aldeeb), obscur de premier abord

    « Assurément, ceux qui ont cru, les “juifs” [plus exactement « ceux qui ont judaïsé » (al-lazîna hâdû)], les nazaréens et les sabéens, quiconque a cru en Allah et au jour dernier et fait une œuvre vertueuse, aura son salaire auprès de son Seigneur. Nulle crainte pour eux, et ils ne seront point attristés », désigne nommément les protagonistes tantôt admis parmi les croyants et tantôt, ailleurs dans la sourate et dans le Coran, dans l’adversité.

    Le Coran utilise le terme nazaréen (nasârâ en arabe), et non pas le terme chrétien (massihi, adepte du Messie).

    Dans sa traduction française et chronologique du Coran, Sami Aldeeb a choisi le terme nazaréen, contrairement à d’autres traductions françaises (non chronologiques) consultées :

    « Historiquement, le terme « chrétiens » désignait les convertis d’origine païenne et le terme « nazaréens », les convertis d’origine juive » explique Aldeeb.

    Nous ne rentrerons pas ici dans la polémique académique de désignation des groupes ethniques et religieux. Cependant, il semblerait que tous les chrétiens sont alors des juifs qui se convertissent en masse à la suite de la prédication des apôtres (rares sont les exceptions, nous précise le Père Édouard-Marie Gallez).

    Néanmoins, la religion hébraïque s’est prolongée dans les communautés chrétiennes (par ex. les Assyro-Chaldéens et les Araméens), surtout celles qui ont gardé la langue de Jésus et des apôtres qui devait être l’hébreu – le dialecte araméen de Judée, ou d’autres dialectes judéo-araméens selon la région (Alain Rubin, Jésus sur France 2, meurtre moral contre le Peuple du crucifié).

    Retenons que le Coran fait une confusion, ou plutôt une collusion intentionnelle des communautés hébraïques judéonazaréennes (les « nasârâ », groupe ethniquement juif et de dialecte araméen ou syro-araméen) et sabéennes, en les assimilant abusivement à d’autres communautés chrétiennes.

    Les sabéens sont les disciples de Jean-Baptiste, qui n’ont pas cru en Jésus, le considérant comme un usurpateur (ils sont encore présents dans le nord de l’Irak et aux USA).

    Ceux qui partagent la foi des nazaréens méritent d’être sauvés, à l’exclusion des yahûd voués à l’enfer, et des chrétiens-associateurs.

    « Ô vous qui avez cru [les musulmans] ! Ne prenez pas pour alliés [waliy] les juifs et les nasârâ : ils sont alliés les uns des autres. Quiconque parmi vous s’allie à eux serait des leurs. Allah ne dirige pas les gens [al-qawm, tribu] oppresseurs [prévaricateurs] » (s5:51).

    À moins de suivre Antoine Moussali et Edouard-Marie Gallez (Le Messie et son Prophète*)– et de considérer le mot « nasârâ » comme un rajout ultérieur par les premiers califes dès Omar, c’est une défiance envers les juifs rabbiniques autant qu’une mise en garde adressée aux arabes contre ce qui restait de l’influence des nazaréens/judéonazaréens pris dans le sens de chrétiens. L’ajout du mot nazaréen est une manipulation du texte, ce que les dernières découvertes en exégèse coranique et en philologie arabe viennent confirmer.

    Reste que les juifs rabbiniques qualifiés de « recouvreurs » (koufar) dans le sens d’infidèles, mécréants ou incroyants, et les chrétiens associateurs (mushrikun) sont accusés de polythéisme et largement condamnés dans le Coran.

    Point de possibilité d’interprétation pour faire dire au texte le contraire de ce qu’il ordonne.

     

    Les labyrinthes de la contextualité pour évacuer la question des versets violents

    Les arguments rhétoriques et exégétique des oulémas et des imams, notamment de France, afin d’évacuer la question de ces versets violents, nihilistes de l’altérité, de nature totalitaire et jetant l’anathème radical, nous égarent dans les labyrinthes de la contextualité, notion chère par exemple à Tariq Ramadan, Tareq Oubrou, Dalil Boubakeur et bien d’autres imams…

    Selon l’interprétation contextuelle, il faut comprendre les versets uniquement dans une « herméneutique historique » de l’époque de la Révélation.

    À savoir, selon cette interprétation islamique, que les juifs (et les judéonazaréens ?) ainsi que les polythéistes de la tribu arabe de Quraych s’étaient coalisés et avaient contracté un pacte de non agression avec le Prophète et les premiers musulmans.

    Mais ils violèrent l’accord et attaquèrent les musulmans par surprise, d’où l’injonction divine de les tuer car ils n’avaient pas respecté leur parole. Sauf que l’interprétation en question est abusive et fausse (voir derniers paragraphes de Un État palestinien ? Oui mais…).

    Cette contextualité ne fonctionne pas, comme nous le fait si bien remarquer Raymond Ibrahim : 

    • D’abord, le gros problème est que le Coran précise rarement – voire jamais – les antagonistes qui se trouvent dans des sourates entières, ni les incohérences dans la même sourate.

    • Ce n’est pas le cas du Premier Testament, dont la contextualité historique est indéniable et la temporalité spécifiée, d’autant plus que pour juifs et chrétiens, selon le père Antoine Moussali, « la Bible c’est une parole d’homme qui porte la Parole de Dieu » qui fut soumise aux aléas de la condition humaine et de l’histoire ;

    • Dieu ne peut pas ordonner à l’homme le meurtre de son prochain.

     

    Les islamistes prennent abusivement à témoin des versets bibliques et évangéliques dévoyés de leur sens afin de conforter et excuser presque la violence perpétuellement renouvelée du message coranique.

    Et contrairement à une inculture générale sur ce sujet, les chrétiens n’ont pas une « religion du Livre » mais d’une personne vivante : Jésus, le Christ.

    Et les juifs ont une religion de Parole.

    C’est le Coran qui s’est emparé de la tradition abrahamique pour la dévoyer en faisant d’Abraham le « premier des musulmans ». D’où la désignation des juifs et des chrétiens de « gens du Livre » (ahl al-kitâb) les mettant péjorativement dans l’état d’infériorité et de dhimmitude.

    La désignation « gens du Livre » par les oulémas de l’islam n’est pas du tout favorable, comme on le soutient communément pour sous-entendre un soubassement commun aux trois monothéismes.

    A l’origine, au début du 7e siècle, « gens du Livre » désignait les juifs rabbiniques ainsi que les judéonazaréens, et le « Livre » en question était la Torah et non pas le Coran.

    Comme pour de très nombreux symboles judéo-chrétiens, l’islam des origines s’empare d’une notion fondamentale pour en transformer le sens et la retourner contre les juifs, les judéonazaréens et les chrétiens.

    Comme le souligne l’historienne Bat Ye’Or, lorsque les chrétiens ont massacré, ce n’est pas par imitation de Jésus Christ. En revanche, lorsque les musulmans égorgent, c’est selon l’exemple du Prophète. Ils font le jihad, la guerre sainte clairement ordonnée par le texte coranique.

    Par ailleurs, « Pour les chrétiens, il y a une continuité entre l’Ancien Testament et le Nouveau Testament. Le christianisme naît d’une annonce juive (le Messie) et les titres de créances de la religion catholique sont tous dans l’Ancien Testament. En outre, il y a une matrice de compréhension commune au christianisme et au judaïsme. Cette matrice est la notion d’alliance entre Dieu et son peuple. Cette notion d’alliance n’existe pas dans l’islam. Il n’y a pas l’équivalent dans cette religion de l’alliance passée avec Abraham, Moïse et le Christ. Enfin la prière du christianisme est fondamentalement celle des juifs, c’est-à-dire les psaumes. Il faut rappeler que les écritures juives et chrétiennes sont considérées, dans l’islam, comme des écritures falsifiées » (Alain Besançon, dans Figaro Vox, 22/06/2015).

    Les deux conjonctions arabes où, partout dans Coran 9:5 et jusqu’à ce que dans Coran 9:29 suggèrent le caractère perpétuel et omniprésent de ces commandements nihilistes.

    Ces versets sont par conséquent à interpréter dans une perspective transhistorique.

    La contextualité de l’époque de la Révélation que les oulémas et imams s’empressent d’avancer pour nous duper est donc un subterfuge frelaté.

    Une question subsidiaire ultime nous laisse songeur : ce Dieu Allah des musulmans ne serait donc pas omniscient et omnipotent, car il se trompe ou se ravise régulièrement, abrogeant ce qu’il a révélé précédemment ?

    « Si nous abrogeons un signe [un verset] ou que nous le fassions oublier, nous en apportons un meilleur, ou un semblable. Ne sais-tu pas qu’Allah est puissant sur toute chose ? » (Coran 2: 106).

    Comment Allah s’avise-t-il régulièrement de rectifier ce qu’il a fixé précédemment de toute éternité ? Comment placer l’ « abrogeant » qui a un début et l’ « abrogé » qui a une fin dans l’éternité qui, par définition, est sans commencement et sans fin ?

     

    C’est impossible… à moins de …

    À moins de ne pas croire à un Coran révélé de toute éternité, et d’admettre qu’il s’agit plutôt de manipulations humaines, et de cette stratégie du caméléon des premiers califes : Abou Bakr, Omar, Othman, puis Abd Al-Malik, afin d’asseoir leur pouvoir politico-religieux absolu et totalitaire, justifier par un texte sacralisé leur soif de conquêtes, et s’assurer la soumission totale des peuples non musulmans d’Orient.

    De nos jours, cette stratégie de duplicité herméneutique et de manipulation des champs sémantiques et des champs lexicaux du Coran est adoptée par les imams pour tromper les infidèles occidentaux, comme les musulmans « soumis »(islam veut dire soumis) à la dictature du déterminisme fataliste dénué de tout libre-arbitre et de toute rationalité objectivée.

     

    Références bibliographiques et liens :

     

    (1) Bat Ye’Or, L’Europe et le spectre du califat

    *, 2014 [2010].

     

    (2) Sami Aldeeb, Nulle contrainte dans la religion

    *

     

    Abrogeant/ abrogé, une des clés indispensables pour comprendre l’islam.

    Anne-Marie Delcambre, Soufi ou mufti ? : Quel avenir pour l’islam ?

     
    *, Desclée de Brouwer, 2007.

     

    Edouard-Marie Gallez, Le Messie et son Prophète

     

    *, 2 volumes, Éditions de Paris, 2005-2010.

     

    Olaf, Le grand secret de l’islam

     

    *, 2014 ; site : legrandsecretdelislam.com

     

    © François Sweydan pour Dreuz.info

     

    Phoenix Boréal

     

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    Source

     

    Site internet

     

    - SWEYDAN François. Coran : l'abrogeant et l'abrogé... ou la stratégie du caméléon [En ligne]

    <http://www.dreuz.info/2015/07/07/coran-labrogeant-et-labroge-ou-la-strategie-du-cameleon/> (Consulté le 10/08/2015)

  • Infériorité de la femme en islam

    Dans la religion islamique, le statut de la femme est inférieur à celui de l'homme en raison de certains droits, inégaux et sexistes, que la charia (loi islamique) impose aux musulmans. Ce sexisme et cette inégalité du droit musulman (le plus souvent au détriment de la femme) se font particulièrement bien ressentir lorsqu'il s'agit d'aborder des questions d'ordre civil. Qui plus est, certains droits octroyés aux hommes ne sont en fait que les devoirs conjugaux de l'épouse. Trois volets seront explorés dans cette analyse : le mariage, le divorce et la succession.

    Avant toute chose, il serait pertinent de cerner le degré de considération que Mohamed voue à ses semblables féminines. Ceci afin de comprendre la raison pour laquelle la religion qu'il prêche défavorise bien souvent la femme et accorde plus de faveurs à l'homme.

    À cette fin, paraphrasons le livre "Jésus et Mahomet" de Mark A.Gabriel, ex-professeur d'histoire de l'islam à l'université Al-Azhar du Caire…

     

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    « Les femmes sont-elles mauvaises ?

    Après sa visite du paradis et de l’enfer (durant son « voyage nocturne »), Mahomet a rapporté :

    Le Prophète dit : «Au paradis, j'ai vu que la majorité de ceux qui s'y trouvaient étaient des pauvres, et dans le feu (en enfer), j'ai vu que la majorité de ceux qui s'y trouvaient étaient des femmes. » (L’authentique de Boukhari, vol 8, livre 76, n°456)

    À l’époque de Mahomet, les femmes avaient l’interdiction de passer à coté d'un homme qui priait (L’authentique de Mouslim, livre 4, n°1032). D'après le prophète, si cela se produisait, la prière de l’homme était annulée et il devait tout reprendre à zéro. La seconde épouse de Mahomet, Aïcha, a rapporté cet enseignement, tout en protestant modérément :

    Les choses qui annulent les prières me furent mentionnées. Ils dirent : « La prière est annulée par un chien, un âne et une femme (s'ils passent devant un homme qui prie. » Je dis : «Vous avez fait de nous des chiens. » (L’authentique de Boukhari, vol 1, livre 9, n°490)

    Une autre fois, Mahomet a décrit les femmes comme des « mauvais augures » ou des « porte-malheur » :

    Un mauvais augure fut mentionné devant le Prophète. Le Prophète dit : « S'il y a un mauvais augure en quelque chose, c'est dans la maison, chez la femme et le cheval. » (L’authentique de Boukhari, vol 7, livre 62, n°31)

    Les femmes étaient considérées comme impures pendant leurs règles, et elles ne pouvaient ni prier ni jeûner durant ces jours. De plus, selon Mahomet, cet état les dénigrait aux yeux d'Allah :

    Un jour, le Messager d’Allah se rendit au Musalla (pour prier)... En passant devant des femmes, il dit : « Ô femmes ! Donnez l’aumône, car j'ai vu que la majorité des personnes qui se trouvent en enfer étaient des femmes. » Elles demandèrent : « Pourquoi cela, Ô Messager d’Allah ? » Il répliqua : « Vous maudissez fréquemment et n'êtes pas reconnaissantes envers vos maris. Je ne connais personne de plus bête que vous en intelligence et en religion. Un homme sensé et prudent pourrait se laisser égarer par l’une d'entre vous. » Les femmes demandèrent : « Ô Messager d’Allah ! Qu'est-ce qui manque à notre intelligence et à notre religion ? » Il dit :

    « N'est-ce pas vrai que le témoignage de deux femmes équivaut à celui d'un homme ? » Elles répondirent par l’affirmative. Il dit alors : «C'est ce qui manque à votre intelligence.

    N'est-ce pas vrai qu'une femme ne peut ni prier ni jeûner pendant ses règles ? » Les femmes répondirent par l’affirmative. Il dit : « C'est ce qui manque à votre religion. » (L’authentique de Boukhari, vol 1, livre 6, n°301)

    Les femmes sont-elles inférieures ?

    Mahomet pensait-il que les femmes étaient inférieures aux hommes ? Selon le Coran, il faut le témoignage de deux femmes pour égaler celui d'un homme :

    Demandez le témoignage de deux témoins parmi vos hommes. Si vous ne trouvez pas deux hommes, choisissez un homme et deux femmes, parmi ceux que vous agréez comme témoins. Si l’une des deux femmes se trompe, l’autre lui rappellera ce qu'elle aura oublié. Sourate 2:282

    Voici comment Mahomet a expliqué cet enseignement :

    Le Prophète dit : « le témoignage d'une femme n'équivaut-il pas à la moitié de celui d'un homme ? » Les femmes dirent : « Oui. » Il dit : « C'est à cause de la faiblesse de l’esprit d'une femme. » (L’authentique de Boukhari, vol 3, livre 48, n°826) »

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    Vouées majoritairement (par rapport aux hommes) à l'enfer, annulatrices de prières (avec le chien et l'âne), mauvais augures, faibles en intelligence et impures pendant leurs règles sont autant de qualificatifs usités par le prophète de l’islam pour décrire ses semblables de sexe féminin.

    Le verset suivant, bien que poétique car usant d'une métaphore, révèle une image assez dégradante de la femme, comparée à un champ de labour :

    « Vos épouses sont pour vous un champ de labour; allez à votre champ comme [et quand] vous le voulez et œuvrez pour vous-mêmes à l'avance. Craignez Allah et sachez que vous Le rencontrerez. Et fais gracieuse annonce aux croyants. » (Sourate 2, verset 223)

    La finalité de cette exhortation coranique est exprimée par Mohamed :

    "Prenez pour femme celle qui est affectueuse et féconde. Je voudrais surpasser en nombre toutes les autres communautés le Jour de la Résurrection."

    (Ahmed & Ibn Maja)

    Il ne devient dès lors pas étonnant de relever des injonctions sexistes dans la charia…

     

     

    Mariage

     

    Le Coran autorise l'homme à épouser jusqu'à quatre femmes :

    « Et si vous craignez de n'être pas juste envers les orphelins, ...Il est permis d'épouser deux, trois ou quatre, parmi les femmes qui vous plaisent, mais, si vous craignez de n'être pas justes avec celles-ci, alors une seule, ou des esclaves que vous possédez. Cela, afin de ne pas faire d'injustice. »

    (Sourate 4, verset 3)

    La femme musulmane, en revanche, ne peut se marier qu'avec un seul musulman étant donné l’interdiction faite à un croyant de contracter un mariage avec une dame (mariée par conséquent) :

    « Vous sont interdites..., parmi les femmes, les dames (qui ont un mari), sauf si elles sont vos esclaves en toute propriété... »

    (Sourate 4, versets 23-24)

    De même, il lui est interdit d'épouser un homme autre que musulman contrairement au musulman qui a le droit de prendre une femme vertueuse parmi les gens du Livre (juifs et chrétiens) :

    « Ô vous qui avez cru! Quand les croyantes viennent à vous en émigrées, éprouvez-les; Allah connaît mieux leur foi; si vous constatez qu'elles sont croyantes, ne les renvoyez-pas aux mécréants. Elles ne sont pas licites [en tant qu'épouses] pour eux, et eux non plus ne sont pas licites [en tant qu'époux] pour elles. Et rendez-leur ce qu'ils ont dépensé (comme mahr). Il ne vous sera fait aucun grief en vous mariant avec elles quand vous leur aurez donné leur mahr. Et ne gardez pas de liens conjugaux avec les mécréantes. Réclamez ce que vous avez dépensé et que (les mécréants) aussi réclament ce qu'ils ont dépensé. Tel est le jugement d'Allah par lequel Il juge entre vous, et Allah est Omniscient et Sage. »

    (Sourate 60, verset 10)

    « ...(Vous sont permises) les femmes vertueuses d'entre les croyantes, et les femmes vertueuses d'entre les gens qui ont reçu le Livre avant vous, si vous leur donnez leur mahr, avec contrat de mariage, non en débauchés ni en preneurs d'amantes... »

    (Sourate 5, verset 5)

    (voir aussi sourate 2 verset 236)

    Non seulement la femme est lésée en ce qui concerne le choix de ses prétendants, mais elle ne peut conclure son premier mariage sans être représentée par un tuteur, à l'inverse du futur époux qui lui a le droit de disposer de sa propre personne :

    Mohamed dit :

    - Aucun mariage n'est conclu sans la présence d'un tuteur représentant la femme.

    (Les Auteurs des Sounanes)

    Omar a dit :

    - Aucun mariage n'est conclu que par l'autorisation du tuteur de la femme, ou d'un parent réfléchi, ou d'un représentant des autorités.

    (Malek - dans son Moutta)

    Mohamed dit aussi :

    - La femme qui a quitté son mari a plus de droit de disposer de sa personne que son tuteur. Quant à la vierge, on doit la consulter. Son silence vaut consentement.

    (Malek - dans son Mouatta)

    ainsi que :

    "Un mariage n'est jamais conclu sans la présence d'un tuteur, de la femme et de deux témoins de conduite irréprochable."

    (Béhaki, Darakotni & Chafa'i)

     

    Dot (mahr)

    En islam, la dot ou mahr (en arabe) est le don que fait le marié à la mariée, négocié entre les deux parties, afin qu'il puisse l'épouser et user de son sexe !

    Ci-après ce trouve l'exhortation coranique au sujet de l'obligation de la dot :

    « Et donnez aux épouses leur mahr, de bonne grâce... »

    (Sourate 4, verset 4)

    L'épouse musulmane est vue comme une marchandise, l'épouser a un prix, la moitié de la dot pour être précis. L'autre moitié servant à payer le premier rapport sexuel. C'est ce qui se déduit très aisément du verset qui suit ainsi que des commentaires du cheikh plus bas :

    « Et si vous divorcez d'avec elles sans les avoir touchées, mais après fixation de leur mahr, versez-leur alors la moitié de ce que vous avez fixé, à moins qu'elles ne s'en désistent, ou que ne se désiste celui entre les mains de qui est la conclusion du mariage. Le désistement est plus proche de la piété. Et n'oubliez pas votre faveur mutuelle. Car Allah voit parfaitement ce que vous faites. »

    (Sourate 2, verset 237)

    Le cheikh Abou Bakr Djaber el Djazairi; un des plus éminents savants contemporains, professeur dans plusieurs écoles et universités islamiques, conférencier, participant à plusieurs congrès, membre pendant deux ans au conseil de la ligue islamique et tenant actuel de la chaire de la mosquée du Prophète à Médine, a dit dans son livre "Minhaj el Moslim (La voie du musulman)" :

    « La dot est à la charge du mari à la conclusion du contrat et elle sera due à la consommation du mariage, l'épouse a droit à la 1/2 de la dot fixée, selon le verset déjà cité. »

    Il poursuit plus loin :

    « Si le contrat est résilié avant la consommation du mariage, le mari peut exiger la restitution intégrale de la dot avancée.

    Si le mariage est dissout après sa consommation, le mari n'a plus droit à rien, car la dot compense ce que le mari a obtenu de sa femme. »

    Établir un lien avec le plus vieux métier du monde est inévitable... Comble de l'humiliation, le prophète de l’islam en personne recommande la moins chère :

    Le prophète (S.B. sur lui) dit :

    - La plus bénie des femmes est celle que l'on épouse à moindre frais.

    (Ahmed, Ha'kim & Béhaki)

     

    - Devoirs conjugaux

    - Droits de l'épouse :

    Un homme ayant demandé au Prophète de lui indiquer les droits de l'épouse sur son mari, lui dit :

    - C'est la nourrir quand tu te nourris, l'habiller quand tu t'habilles, éviter de toucher le visage, quand tu la corriges, ne jamais lui dire: "Que Dieu t'enlaidisse !", et ne pas la mettre en quarantaine en dehors de son foyer.

    (Ahmed, Abou Daoud & Ibn Hibbane)

    Notons que ce hadith implique en fait la dépendance totale de la femme à l'homme, l'autorisation au mari de battre sa femme et de la confiner chez elle.

    L'autre droit de la femme constitue la satisfaction de son besoin sentimental au moins une fois par trimestre :

    « Pour ceux qui font le serment de se priver de leurs femmes, il y a un délai d'attente de quatre mois. Et s'ils reviennent (de leur serment) celui-ci sera annulé, car Allah est certes Pardonneur et Miséricordieux ! »

    (Sourate 2, verset 226)

    Ce sont les seuls droits accordés à la femme unique. Ceux-ci ne sont pas de réels droits, sinon de simples garanties. Les droits supplémentaires accordés à l'épouse musulmane qui partage son mari avec d'autres épouses ne garantissent que l'équité :

    Mohamed a dit :

    « Celui qui a deux épouses et qui a un penchant pour l'une plus que pour l'autre, viendra le Jour de la Résurrection le corps traînant d'un côté. »

    (Tirmidi)

    Droits de l'époux :

    Contrairement aux droits de l'épouse musulmane, ceux de l'époux ne sont pas passifs, ils ne représentent donc pas de simples garanties. Il s'agit d'un véritable pouvoir que l'homme exerce sur sa femme pour la contraindre à remplir des devoirs à l'image de ce qu'affirme le verset 228 de la sourate "Al Baqarah" :

    « ...Quant à elles, elles ont des droits équivalents à leurs obligations, conformément à la bienséance. Mais les hommes ont cependant une prédominance sur elles. Et Allah est Puissant et Sage. »

    Remarquez, ce verset explique parfaitement l'origine de l'inégalité de la nature des droits de chaque sexe : la prédominance des hommes sur les femmes, confirmée par les enseignements mahométans suivants :

    « S'il m'avait été autorisé de soumettre quelqu'un à se prosterner devant un autre, c'est bien à la femme que j'aurais demandé de le faire devant son mari ! »

    (Tirmidi et autres)

    « La meilleure des femmes est celle qui réjouit ton regard, t'obéit et qui, une fois absent, ne souille pas ta couche et préserve tes biens. »

    (Abou Daoud, Ahmed & Nassa'i)

    Et toujours dans le même esprit de la prédominance de l'homme :

    « Quand le mari est présent, il est interdit à sa femme de jeûner sans son autorisation »

    (Bukhari et Muslim)

    L'époux a un véritable droit de regard sur le sexe de sa femme, rappelons-nous ! À la conclusion du contrat de mariage, la dot a servi entre autres à acheter ce droit. Ne nous étonnons pas alors que monsieur, frustré de ne pouvoir faire joujou avec le vagin de sa femme dûment acquis, peut compter sur la malédiction des anges :

    « Quand le mari invite sa femme à partager sa couche et qu'elle refuse et qu'il passe la nuit mécontent d'elle, les anges ne cessent de la maudire jusqu'au matin. »

    (Bukhari et Muslim)

    Résumer les droits conjugaux aussi bien des époux que des épouses ne pourrait se réaliser d’une manière plus efficace que le verset qui suit.Tout y est, de la soumission et obéissance de la femme à la prédominance de l'homme, en passant par le droit pour la femme d'être corrigée :

    « Les hommes ont autorité sur les femmes, en raison des faveurs qu'Allah a accordé à ceux-là sur celles-ci, et aussi à cause des dépenses qu'ils font de leurs biens. Les femmes vertueuses sont obéissantes (à leurs maris), et protègent ce qui doit être protégé, pendant l'absence de leurs époux, avec la protection d'Allah. Et quant à celles dont vous craignez la désobéissance, exhortez-les, éloignez-vous d'elles dans leurs lits et frappez-les. Si elles arrivent à vous obéir, alors ne cherchez plus de voie contre elles, car Allah est certes, Haut et Grand ! »

    (Sourate 4, verset 34).

     

    Divorce

     

    Le divorce en islam représente la dissolution du lien conjugal en s'adressant à l'épouse : "Tu es répudiée", ou d'une façon détournée, avec l'intention de la congédier.

    C'est bien le mari qui répudie sa femme, et non l'inverse, conformément à ce hadith :

    « Le droit de divorce appartient au mari seul »

    (Ibno Maja & Darakatni)

    Ce denier peut exiger le divorce pour le moindre préjudice, à la seule condition qu'il observe la période de vacuité, soit un cycle menstruel :

    « Ô Prophète! Quand vous répudiez les femmes, répudiez-les conformément à leur période d'attente prescrite; et comptez la période; et craignez Allah votre Seigneur... »

    (Sourate 65, verset 1)

    « Abdollah Ibno Omar répudia sa femme en période de menstrues. Le Prophète (S.B. sur lui), lui enjoignit de la reprendre, d'attendre un cycle menstruel. Une fois purifiée, dit le Prophète (S.B. sur lui), il peut la garder ou la répudier avant de l'approcher. C'est la période de vacuité prescrite par Dieu."

    (Moslim)

    L'épouse musulmane peut bénéficier d'un divorce uniquement, et en toute logique, lorsque son mari ne remplit pas les droits de l'épouse cités plus haut; ou lorsque celle-ci est si désobéissante que, la correction corporelle n'ayant pas suffit, et l'intervention des arbitres des deux camps non plus, la dissolution du mariage devient effective :

    « Si vous craignez le désaccord entre les deux [époux], envoyez alors un arbitre de sa famille à lui, et un arbitre de sa famille à elle. Si les deux veulent la réconciliation, Allah rétablira l'entente entre eux. Allah est certes, Omniscient et Parfaitement Connaisseur »

    (Sourate 4, verset 35)

    Les deux seuls cas extrêmes précités autorisent la femme à recourir au divorce, il lui est formellement interdit d'y recourir autrement :

    « Toute femme qui demande le divorce à son mari sans avoir subi de préjudice de sa part, ne sentira pas l'odeur du Paradis. »

    (Les auteurs des Sounanes)

    Notons, en outre, que le divorce auquel recours la femme est particulier. Appelée "Khol'o", cette rupture est validée moyennant un don au mari de l'équivalence de la dot !

     

    Succession

     

    L'islam privilégie le sexe masculin sur la part d'héritage :

    Le Prophète (S.B. sur lui) dit :

    - Attribuez à chacun la part qui lui est assignée. Le reste de la succession sera remis au mâle ayant le plus de droit...

    (Bukhari et Muslim)

    Cette prescription sexiste semble corroborée par ces deux exemples coraniques :

    « Voici ce qu'Allah vous a enjoint au sujet de vos enfants: au fils, une part équivalente à celle de deux filles. »

    (Sourate 4, verset 11)

    « Et à vous la moitié de ce que laissent vos épouses, si elles n'ont pas d'enfants. Si elles ont un enfant, alors à vous le quart de ce qu'elles laissent, après exécution du testament qu'elles auraient fait ou paiement d'une dette. Et à elles un quart de ce que vous laissez, si vous n'avez pas d'enfant. Mais si vous avez un enfant, à elles alors le huitième de ce que vous laissez après exécution du testament que vous auriez fait ou paiement d'une dette... »

    (Sourate 4, verset 12)

    Ce dernier verset affiche bien, lui aussi, une inégalité dans le partage, une nouvelle fois au détriment du sexe féminin car la simplification de la situation donne ceci :

    - Sans enfants, le mari hérite de la moitié mais la femme du quart seulement.

    - Avec enfant, le mari hérite du quart mais la femme du huitième seulement.

     

    Tous ces exemples ne sont certainement pas les seuls qui existent dans la charia, ce petit tour d'horizon a cependant eu le mérite de révéler, à l'aide des textes fondateurs de l'islam, combien la misogynie caractérise bien l'esprit du droit musulman et du musulman qui s'y conforme.

    Dieu peut-il être à l'origine d'une religion misogyne et machiste ou serait-il plutôt en faveur de l'égalité homme-femme dont les seules différences seraient liées aux spécificités biologiques de chacun des deux sexes ?

     

    Phœnix Boréal

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    Sources

     

    Livres

     

    - ELDJAZAIRI, Aboubaker Djaber. La Voie du Musulman (Minhaj Elmoslim). Traduction Moktar Chakroun.  Paris, 1986, 576 pages.

    - La Présidence Générale des Directions des Recherches Scientifiques Islamiques, de l’Ifta, de la Prédication et de l’Orientation Religieuse. Le Saint Coran et la Traduction en langue française du sens de ses versets. Presses du Complexe du Roi Fahd destiné à l'impression du Saint Coran. Al-Madina Al-Munawwarah (Arabie Saoudite), sd., 1240 pages.

     

    Sites internet

     

    - Stéphane. Jésus et Mahomet. [En ligne]

    <http://christianisme.skynetblogs.be/archive/2008/02/03/jesus-et-mahomet.html> (Consulté le 21/12/2013)

     

    - Stéphane. Jésus, Mahomet et les femmes. [En ligne]

    <http://christianisme.skynetblogs.be/archive/2008/02/27/jesus-mahomet-et-les-femmes.html> (Consulté le 21/12/2013)

    Catégories : Livres, Réflexion, Religion, Violence envers les femmes Pin it!