Raven & Phoenix Boréal

Raven & Phoenix Boréal

Toutes les notes par cet auteur

Raven & Phoenix Boréal a écrit 18 notes

  • Perséides ou étoiles filantes au sens littérallah

    perséides,larmes de saint laurent,événement annuel,astronomique,terre,soleil,orbite,comète,swift-tuttle,météores,12 août,13 août,pic,annuel,persée,constellation,ciel,allah,diables,atmosphère,combustion,coran,phoenix boréal,daily science,observatoire,belgique,maroc,poussière,vitesse,altitude

    La semaine écoulée fut marquée par un événement astronomique annuel visible depuis toute la Terre, les Perséides, joliment et poétiquement surnommées « Larmes de saint Laurent ».
     
    Généralement durant la période mensuelle entre la mi-juillet et la mi-août, la Terre se retrouve à un point de son orbite au croisement de l'orbite de la comète Swift-Tuttle. La comète, ce corps constitué de glace et de poussières laisse notamment une traînée de poussières sur son sillage. Le mouvement orbital de la Terre traverse ainsi l'essaim de poussières cométaires. Ces grains de poussière traversent l'atmosphère terrestre à environ 100 kilomètres d'altitude et à grande vitesse (près de 60 kilomètres par seconde) pour donner lieu par combustion à plus de 1500 °C au phénomène visible des météores, plus communément appelés étoiles filantes.
     
    La nuit du 12 au 13 août fut l'occasion d'assister au pic de cette pluie de météores la plus visible de toutes les pluies d'étoiles filantes annuelles, jusqu'à 100 étoiles filantes par heure.
     
    Je fus tenté d'assister à ce phénomène astronomique depuis ma fenêtre, m'étant préalablement renseigné sur le radient de ce nuage de poussière, c'est-à-dire la provenance apparente des météores (la constellation de Persée d'où ils tirent leur nom - vers le Nord-Est -), en dépit de la pollution lumineuse de ma ville et la faible nébulosité du ciel qui réduisent les chances d'apercevoir une étoile filante. Après une attente d'un quart d'heure, je pus en apercevoir très distinctement un nombre de quatre en l'espace d'une minute.
     
    L'une d'entre elles, d'une blancheur éclatante, me replongea en enfance, car elle ressemblait comme deux gouttes d'eau à une vieille étoile filante que l'enfant musulman, que je fus, aperçut fortuitement sous le ciel marocain à la même époque de l'année.
    Elle m’avait alors interloqué car j'avais été affermi dans la croyance héritée de mon père que les « étoiles filantes sont des projectiles qu'Allah jette sur les diables ».
     
    En effet, le Coran (s. 67, v. 5) en atteste :
     
    « Nous avons effectivement embelli le ciel le plus proche de lampes [des étoiles] dont Nous avons fait des projectiles pour lapider les diables et Nous leur avons préparé le châtiment de la Fournaise. »
     
    Dans son omniscience, Allah tient les étoiles filantes pour de véritables étoiles. Il s'agit pourtant de petits grains de poussière comparables à des grains de sable qui s'échauffent en pénétrant l'atmosphère terrestre. Ils sont d'une taille relativement infinitésimale, infiniment minuscule, en comparaison à la taille des véritables étoiles assimilables à notre étoile de taille moyenne, le Soleil !
     
     
    Phoenix Boréal
     
    =============================================================================================
     
    Sources
     
    Livre
     
    La Présidence Générale des Directions des Recherches Scientifiques Islamiques, de l’Ifta, de la Prédication et de l’Orientation Religieuse. Le Saint Coran et la Traduction en langue française du sens de ses versets. Presses du Complexe du Roi Fahd destiné à l'impression du Saint Coran. Al-Madina Al-Munawwarah (Arabie Saoudite), sd., 1240 pages.
     
     
    Sites Internet
     
    - DU BRULLE Christian. Perséides : regardez filer les étoiles | Daily Science. [En ligne]
     
    - FUTURA - SCIENCES. Définition > Perséides - Larmes de Saint-Laurent. [En ligne]
     
    - Observatoire royal de Belgique. Perséides. [En ligne]
     
    - Wikipédia. Perséides. [En ligne]
  • Coran : l'abrogeant et l'abrogé... ou la stratégie du caméléon

    Loup, Mouton, Brebis, Abrogation

    Lorsque les « infidèles » non musulmans font appel aux versets 9:5 et 9:29 pour dénoncer la violence et l’incohérence du message coranique, les oulémas et les imams dans l’embarras font appel à la doctrine arbitraire de l’ « abrogeant » et de l’ « abrogé » présente dans le Coran (s2:106 et s16:101).

    Ils ont presque tous pour même réponse qu’ils sont « abrogés », c’est-à-dire qu’ils sont de l’époque pré-Hégire. « Annulés » par d’autres versets médinois post-Hégire plus récents et « abrogeants » (Mansukh) de la Révélation à Muhammad à Médine.

    Sinon, dans un déni implacable, ils tentent de nous égarer dans des interprétations de diversion dont ils ont le secret.

    Cette stratégie est de l’ordre du mensonge autorisé par le Coran et la charia (taqiyya), puisque ces versets sont souvent de l’époque de l’Hégire/post-Hégire, celle qui a vu agir un Prophète en tant que chef de guerre dans le contexte de la naissance de l’État islamique impérialiste. Cette époque voit l’apparition de la notion du jihad offensif, faussement défensif (voir : Bat Ye’Or (1)).

    Elle inaugure une temporalité perpétuellement renouvelée de conquêtes belliqueuses et hégémoniques dont on connaît les méfaits historiques des « futuhât », des guerres saintes dévastatrices et des persécutions séculaires des non-musulmans. 

    Le verset 9:5 dit du « sabre » (H-113:5 chez Sami Aldeeb)

    « Une fois écoulés les mois interdits [ou : sacrés], tuez les associateurs où [partout ; conjonction arabe :haythu] que vous les trouviez. Prenez-les [capturez-les], assiégez-les et restez assis aux aguets contre eux. Si ensuite ils sont revenus [se repentent], ont élevé la prière [la salat] et donné l’aumône épuratrice [la zakat], alors dégagez leur voie [laissez-leur la voie libre]. Allah est Pardonneur et très Miséricordieux ».

     

    Le verset du sabre a abrogé tous les versets tolérants comme « Nulle contrainte dans la religion »

    Le verset du « sabre » (9:5) a abrogé tous les versets tolérants comme « Nulle contrainte dans la religion » (2:256), et « Celui qui souhaite, qu’il croie ; et celui qui souhaite, qu’il mécroie » (18:29 ; abrogé par les versets H-98/76:30 et H-7/81:29 – Sami Aldeeb, « Y a-t-il un moyen pour faire évoluer l’Islam afin de l’adapter aux droits de l’homme ? »).

    Selon les auteurs classiques, ce verset tardif du « sabre » abroge à lui seul un très grand nombre de versets tolérants révélés précédemment, entre 124 et 140 (Sami Aldeeb).

    Les imams de France continuent pourtant de les citer régulièrement dans les médias, dans la perspective de la taqiyya : duper et tromper les Occidentaux aussi bien que dans un réflexe de déni et de diversion.

    C’est une problématique que refuseront de prendre en compte les relativistes, les penseurs d’un « islam de France », et les islamophiles par méconnaissance, ignorance assumée, mauvaise foi zélote ou dissimulation et déni.

    Il en est de même du verset 9:29 (= H-113:29, chez Aldeeb) :

    « Combattez ceux qui ne croient ni en Allah ni au jour dernier, qui n’interdisent pas ce que Allah et Son envoyé ont interdit et qui ne professent pas la religion de la vérité, parmi ceux auxquels le Livre fut donné, jusqu’à ce qu’ [conjonction ar. : hata] ils donnent le tribut [versent la capitation] par leurs mains, en état de mépris [après s’être humiliés] ».

    Les versets exhortent donc les musulmans qui « professent la religion de la vérité » à combattre les « gens du Livre », juifs (qui ne croient pas au jour dernier), chrétiens (les associateurs), mais aussi païens idolâtres (qui ne croient pas en Allah), à les soumettre dans l’humiliation, à leur imposer la jizia (la capitation), voire à les tuer.

    Mais ce n’est pas tout.

     

    Le verset 2:62, sourate de “La Vache” (H-87:62, chez Aldeeb), obscur de premier abord

    « Assurément, ceux qui ont cru, les “juifs” [plus exactement « ceux qui ont judaïsé » (al-lazîna hâdû)], les nazaréens et les sabéens, quiconque a cru en Allah et au jour dernier et fait une œuvre vertueuse, aura son salaire auprès de son Seigneur. Nulle crainte pour eux, et ils ne seront point attristés », désigne nommément les protagonistes tantôt admis parmi les croyants et tantôt, ailleurs dans la sourate et dans le Coran, dans l’adversité.

    Le Coran utilise le terme nazaréen (nasârâ en arabe), et non pas le terme chrétien (massihi, adepte du Messie).

    Dans sa traduction française et chronologique du Coran, Sami Aldeeb a choisi le terme nazaréen, contrairement à d’autres traductions françaises (non chronologiques) consultées :

    « Historiquement, le terme « chrétiens » désignait les convertis d’origine païenne et le terme « nazaréens », les convertis d’origine juive » explique Aldeeb.

    Nous ne rentrerons pas ici dans la polémique académique de désignation des groupes ethniques et religieux. Cependant, il semblerait que tous les chrétiens sont alors des juifs qui se convertissent en masse à la suite de la prédication des apôtres (rares sont les exceptions, nous précise le Père Édouard-Marie Gallez).

    Néanmoins, la religion hébraïque s’est prolongée dans les communautés chrétiennes (par ex. les Assyro-Chaldéens et les Araméens), surtout celles qui ont gardé la langue de Jésus et des apôtres qui devait être l’hébreu – le dialecte araméen de Judée, ou d’autres dialectes judéo-araméens selon la région (Alain Rubin, Jésus sur France 2, meurtre moral contre le Peuple du crucifié).

    Retenons que le Coran fait une confusion, ou plutôt une collusion intentionnelle des communautés hébraïques judéonazaréennes (les « nasârâ », groupe ethniquement juif et de dialecte araméen ou syro-araméen) et sabéennes, en les assimilant abusivement à d’autres communautés chrétiennes.

    Les sabéens sont les disciples de Jean-Baptiste, qui n’ont pas cru en Jésus, le considérant comme un usurpateur (ils sont encore présents dans le nord de l’Irak et aux USA).

    Ceux qui partagent la foi des nazaréens méritent d’être sauvés, à l’exclusion des yahûd voués à l’enfer, et des chrétiens-associateurs.

    « Ô vous qui avez cru [les musulmans] ! Ne prenez pas pour alliés [waliy] les juifs et les nasârâ : ils sont alliés les uns des autres. Quiconque parmi vous s’allie à eux serait des leurs. Allah ne dirige pas les gens [al-qawm, tribu] oppresseurs [prévaricateurs] » (s5:51).

    À moins de suivre Antoine Moussali et Edouard-Marie Gallez (Le Messie et son Prophète*)– et de considérer le mot « nasârâ » comme un rajout ultérieur par les premiers califes dès Omar, c’est une défiance envers les juifs rabbiniques autant qu’une mise en garde adressée aux arabes contre ce qui restait de l’influence des nazaréens/judéonazaréens pris dans le sens de chrétiens. L’ajout du mot nazaréen est une manipulation du texte, ce que les dernières découvertes en exégèse coranique et en philologie arabe viennent confirmer.

    Reste que les juifs rabbiniques qualifiés de « recouvreurs » (koufar) dans le sens d’infidèles, mécréants ou incroyants, et les chrétiens associateurs (mushrikun) sont accusés de polythéisme et largement condamnés dans le Coran.

    Point de possibilité d’interprétation pour faire dire au texte le contraire de ce qu’il ordonne.

     

    Les labyrinthes de la contextualité pour évacuer la question des versets violents

    Les arguments rhétoriques et exégétique des oulémas et des imams, notamment de France, afin d’évacuer la question de ces versets violents, nihilistes de l’altérité, de nature totalitaire et jetant l’anathème radical, nous égarent dans les labyrinthes de la contextualité, notion chère par exemple à Tariq Ramadan, Tareq Oubrou, Dalil Boubakeur et bien d’autres imams…

    Selon l’interprétation contextuelle, il faut comprendre les versets uniquement dans une « herméneutique historique » de l’époque de la Révélation.

    À savoir, selon cette interprétation islamique, que les juifs (et les judéonazaréens ?) ainsi que les polythéistes de la tribu arabe de Quraych s’étaient coalisés et avaient contracté un pacte de non agression avec le Prophète et les premiers musulmans.

    Mais ils violèrent l’accord et attaquèrent les musulmans par surprise, d’où l’injonction divine de les tuer car ils n’avaient pas respecté leur parole. Sauf que l’interprétation en question est abusive et fausse (voir derniers paragraphes de Un État palestinien ? Oui mais…).

    Cette contextualité ne fonctionne pas, comme nous le fait si bien remarquer Raymond Ibrahim : 

    • D’abord, le gros problème est que le Coran précise rarement – voire jamais – les antagonistes qui se trouvent dans des sourates entières, ni les incohérences dans la même sourate.

    • Ce n’est pas le cas du Premier Testament, dont la contextualité historique est indéniable et la temporalité spécifiée, d’autant plus que pour juifs et chrétiens, selon le père Antoine Moussali, « la Bible c’est une parole d’homme qui porte la Parole de Dieu » qui fut soumise aux aléas de la condition humaine et de l’histoire ;

    • Dieu ne peut pas ordonner à l’homme le meurtre de son prochain.

     

    Les islamistes prennent abusivement à témoin des versets bibliques et évangéliques dévoyés de leur sens afin de conforter et excuser presque la violence perpétuellement renouvelée du message coranique.

    Et contrairement à une inculture générale sur ce sujet, les chrétiens n’ont pas une « religion du Livre » mais d’une personne vivante : Jésus, le Christ.

    Et les juifs ont une religion de Parole.

    C’est le Coran qui s’est emparé de la tradition abrahamique pour la dévoyer en faisant d’Abraham le « premier des musulmans ». D’où la désignation des juifs et des chrétiens de « gens du Livre » (ahl al-kitâb) les mettant péjorativement dans l’état d’infériorité et de dhimmitude.

    La désignation « gens du Livre » par les oulémas de l’islam n’est pas du tout favorable, comme on le soutient communément pour sous-entendre un soubassement commun aux trois monothéismes.

    A l’origine, au début du 7e siècle, « gens du Livre » désignait les juifs rabbiniques ainsi que les judéonazaréens, et le « Livre » en question était la Torah et non pas le Coran.

    Comme pour de très nombreux symboles judéo-chrétiens, l’islam des origines s’empare d’une notion fondamentale pour en transformer le sens et la retourner contre les juifs, les judéonazaréens et les chrétiens.

    Comme le souligne l’historienne Bat Ye’Or, lorsque les chrétiens ont massacré, ce n’est pas par imitation de Jésus Christ. En revanche, lorsque les musulmans égorgent, c’est selon l’exemple du Prophète. Ils font le jihad, la guerre sainte clairement ordonnée par le texte coranique.

    Par ailleurs, « Pour les chrétiens, il y a une continuité entre l’Ancien Testament et le Nouveau Testament. Le christianisme naît d’une annonce juive (le Messie) et les titres de créances de la religion catholique sont tous dans l’Ancien Testament. En outre, il y a une matrice de compréhension commune au christianisme et au judaïsme. Cette matrice est la notion d’alliance entre Dieu et son peuple. Cette notion d’alliance n’existe pas dans l’islam. Il n’y a pas l’équivalent dans cette religion de l’alliance passée avec Abraham, Moïse et le Christ. Enfin la prière du christianisme est fondamentalement celle des juifs, c’est-à-dire les psaumes. Il faut rappeler que les écritures juives et chrétiennes sont considérées, dans l’islam, comme des écritures falsifiées » (Alain Besançon, dans Figaro Vox, 22/06/2015).

    Les deux conjonctions arabes où, partout dans Coran 9:5 et jusqu’à ce que dans Coran 9:29 suggèrent le caractère perpétuel et omniprésent de ces commandements nihilistes.

    Ces versets sont par conséquent à interpréter dans une perspective transhistorique.

    La contextualité de l’époque de la Révélation que les oulémas et imams s’empressent d’avancer pour nous duper est donc un subterfuge frelaté.

    Une question subsidiaire ultime nous laisse songeur : ce Dieu Allah des musulmans ne serait donc pas omniscient et omnipotent, car il se trompe ou se ravise régulièrement, abrogeant ce qu’il a révélé précédemment ?

    « Si nous abrogeons un signe [un verset] ou que nous le fassions oublier, nous en apportons un meilleur, ou un semblable. Ne sais-tu pas qu’Allah est puissant sur toute chose ? » (Coran 2: 106).

    Comment Allah s’avise-t-il régulièrement de rectifier ce qu’il a fixé précédemment de toute éternité ? Comment placer l’ « abrogeant » qui a un début et l’ « abrogé » qui a une fin dans l’éternité qui, par définition, est sans commencement et sans fin ?

     

    C’est impossible… à moins de …

    À moins de ne pas croire à un Coran révélé de toute éternité, et d’admettre qu’il s’agit plutôt de manipulations humaines, et de cette stratégie du caméléon des premiers califes : Abou Bakr, Omar, Othman, puis Abd Al-Malik, afin d’asseoir leur pouvoir politico-religieux absolu et totalitaire, justifier par un texte sacralisé leur soif de conquêtes, et s’assurer la soumission totale des peuples non musulmans d’Orient.

    De nos jours, cette stratégie de duplicité herméneutique et de manipulation des champs sémantiques et des champs lexicaux du Coran est adoptée par les imams pour tromper les infidèles occidentaux, comme les musulmans « soumis »(islam veut dire soumis) à la dictature du déterminisme fataliste dénué de tout libre-arbitre et de toute rationalité objectivée.

     

    Références bibliographiques et liens :

     

    (1) Bat Ye’Or, L’Europe et le spectre du califat

    *, 2014 [2010].

     

    (2) Sami Aldeeb, Nulle contrainte dans la religion

    *

     

    Abrogeant/ abrogé, une des clés indispensables pour comprendre l’islam.

    Anne-Marie Delcambre, Soufi ou mufti ? : Quel avenir pour l’islam ?

     
    *, Desclée de Brouwer, 2007.

     

    Edouard-Marie Gallez, Le Messie et son Prophète

     

    *, 2 volumes, Éditions de Paris, 2005-2010.

     

    Olaf, Le grand secret de l’islam

     

    *, 2014 ; site : legrandsecretdelislam.com

     

    © François Sweydan pour Dreuz.info

     

    Phoenix Boréal

     

    =============================================================================================

     

    Source

     

    Site internet

     

    - SWEYDAN François. Coran : l'abrogeant et l'abrogé... ou la stratégie du caméléon [En ligne]

    <http://www.dreuz.info/2015/07/07/coran-labrogeant-et-labroge-ou-la-strategie-du-cameleon/> (Consulté le 10/08/2015)

  • Islam : religion opportuniste

    Je suis catholique de baptême, à près de cinquante ans, je me suis interrogé sur le phénomène de l'islam que j’étudie depuis près de deux ans. L'islam est une étrange religion, j'ai découvert que plus on l’étudie, plus elle suscite des questions sans y apporter de réponses. On peut admettre deux hypothèses sur l'islam.

    La première est que le prophète ait réellement existé, et que l'on prenne ce que raconte le Coran comme véridique.

    La deuxième est que le prophète est une légende inventée de toute pièce.

     

    Première hypothèse

     

    La page blanche

    Les savants islamistes nous disent que Mahomet, ou Mohamed, le prophète était une page blanche sur laquelle Dieu (Allah) a écrit le Coran.

    On peut s'inscrire en faux contre cette croyance, le prophète a 40 ans quand lui viennent ces premières révélations, il est marié a Khadija, riche veuve, il exerce le métier de commerçant/caravanier, qui lui fait rencontrer quantité de monde sur cette route très fréquentée, notamment des juifs et des chrétiens, il a donc subit des influences.

    Si son oncle est riche et puissant, Mahomet lui n'est pas très pris au sérieux dans une Mecque polythéiste, il a beaucoup de mal a recruter des croyants, (71 lors de son départ vers Médine).

    Son oncle décède, et pour Mahomet commencent les ennuis, les prêtres voient d'un mauvais œil un homme venant parler d'un dieu unique, et mettre à mal un juteux business des offrandes aux dieux.

     

    Les livres de l'islam

    Il existe deux types d’écrits en islam, le Coran qui est la parole de Dieu (rapportée par Mahomet), et les hadiths qui sont les retranscriptions des paroles et actes du prophète. (un peu comme la Bible et les évangiles)

    Le Coran n'arrive que bien après la mort du prophète (plus d'un siècle) avant cela c'est la tradition orale qui prédomine (avec toutes les erreurs que cela comporte).

    Les hadiths sont des souvenirs des compagnons du prophète, les guerres déciment ces derniers et craignent de perdre la mémoire, celle-ci est consignée par écrit sous les califats.

    L'organisation même du Coran laisse à penser qu'il est bien postérieur au prophète, les versets sont classés par ordre de taille décroissant, du plus grand au plus petit, sans tenir compte de la chronologie des révélations; c'est comme si on réécrivait la Bible en commençant par les psaumes les plus grands, Eve et Adam pourraient se retrouver au milieu du livre, c'est aberrant et cela rend surtout la lecture difficile pour des non-initiés.

     

    Le vol et l’assassinat

    La situation va se dégrader à tel point que Mahomet décide de partir à Medine avec une poignée de fidèles, la légende veut que les Mecquois aient instauré un blocus tel, qu'il oblige les croyants (musulmans) à attaquer et à piller les caravanes passant à proximité pour survivre.

    La légende raconte également que reconnaissant un homme qui se moquait publiquement de lui, du temps où il était à la Mecque, le prophète lui fit trancher la tête.

    Le prophète est donc au regard de la loi le commanditaire d'un assassinat.

    On peut remarquer que c'est dans leur période médinoise que les versets les plus durs sont écrits.

    Le nombre de fidèles augmentant (parmi eux un certain nombre de pillards attirés par le butin, dont le prophète touche 20 %, bien qu'on nous dise que les richesses ne l’intéressaient pas), Mahomet décide un retour à la Mecque, il tient sa revanche.

    C'est au cours de cette période qu'il remet en cause le monothéisme en reconnaissant les déesses, devant le désarroi de ces proches fidèles, Mahomet dit alors que c'est Satan qui lui a inspiré ces versets (qui seront connus sous le nom des versets sataniques).

    On peut remarquer au passage que si Satan lui a inspiré ces versets, n'y en a-t-il pas d'autres ?

    Il entre dans la maison carrée, la Kaaba, et détruit les idoles, et convertit à tout va.

    La religion islamique va alors verser dans une version plus dure.

     

    Un prophète rusé

    Mahomet a puisé dans la religion juive et chrétienne de quoi nourrir sa propre religion, en effet, il reconnaît les principaux prophètes, Abraham, Moise, Jésus (qu'il transforme en un magicien faisant des tours de passe-passe), il s'appuie sur les traditions talmudiques (restrictions alimentaires, circoncision notamment) afin de s'attirer les bonnes grâces des tribus ismaélites, mais il prend soin de fermer la boucle en proclamant qu'il est le DERNIER prophète du monothéisme, empêchant qui que ce soit de poursuivre dans cette voie.

    Il établit une communauté à Médine avec les tribus juives présentes (appelée constitution de Médine) qui garantit le libre exercice de la religion, ce qui ne l’empêchera pas plus tard de faire massacrer dans une tribu les hommes et de réduire femmes et enfants en esclavage, et de revenir sur sa propre parole.

     

    Le dieu de la lune

    Allah tirerait son nom de Hubal qui serait le père des déesses de la Mecque et qui était le dieu de la lune, ceci expliquerait que ce symbole est présent sur les mosquées.

    Le Dieu monothéiste serait donc un dieu païen !

    Petite anecdote : Procter and Gamble avait depuis sa création un emblème, un visage en forme de lune regardant des étoiles, il a dû l'abandonner sous la pressions de musulmans radicaux  !

     

    Le prophète et la pédophilie

    Aïcha déclare qu'elle avait six ans quand on l'a mariée à Mahomet qui en avait cinquante, et que celui-ci a couché avec elle trois ans plus tard, quand elle avait neuf ans.

    En regard de la loi, il se rend coupable de pédophilie.

    Certains États islamiques se servent de cela pour légitimer le mariage à neuf ans pour les filles.

    Il établit également des lois dont il s’affranchit volontiers, par exemple les hommes ne peuvent avoir plus de quatre épouses, mais lui en aura treize ! (neuf à sa mort).

     

    Le prophète et l'adoption

    N'ayant pas réussi à avoir un fils vivant, Mahomet a adopté un garçon du nom de Zayd. Celui-ci a une épouse fort belle qui fera l'objet du désir du prophète, ce premier accepte (sous la pression) de répudier son épouse afin que Mahomet puisse l’épouser, toutefois au regard de la loi islamique, cela constitue un inceste ! Peu importe, une révélation va donner lieu à la sourate 33 (v. 37 et 38) qui interdit l'adoption, Zayd n'est donc plus son fils et il n'y a plus d'inceste !

    Ce qui fera dire à Aïcha « Dieu est fort accommodant pour les désirs du prophète. »

     

    Le prophète et les intellectuels

    On peut remarquer que les intellectuels Juifs et Mecquois de l’époque ne se laissaient pas séduire par le discours du prophète, alors celui-ci fit assassiner des hommes et des femmes poètes (Asma Bint Marwan, Ibn ka'b), chanteuses (les filles de 'Abdulah) qui ont osé se moquer de lui ou de sa religion, il fit même écarteler sa principale opposante (Um Kerfa).

    (Sa méfiance pour les femmes viendrait-elle de là ?)

     

    Le prophète et le mensonge

    Proche de sa mort, il dira « quand bien-même je mentirais aux autres, à vous je n'ai pas menti », ce que beaucoup de musulmans comprennent par « mentir à un musulman est grave, mais mentir à un non-musulman n'est rien », on comprend alors la fourberie d'une telle mentalité.

     

    Le pardon des péchés

    Muslim, Livre 37, Numéro 6666 : Récit d'Abu Burda : « Aucun musulman ne mourra sans qu'Allah n'admette à sa place un juif ou un chrétien dans le feu de l'enfer. » 

    Muslim, Livre 37, Numéro 6668 : Récit d'Abu Burda : « Il viendra des gens parmi les musulmans le jour de la résurrection avec des péchés aussi lourds qu'une montagne, Allah les pardonnera et il mettra à leur place les juifs et les chrétiens. » 

    Tout est dit ! Quelque soit sa faute, un musulman vaudra toujours plus qu'un juif ou qu'un chrétien.

     

    La pratique règle de l'abrogation

    Mohamed se rend compte qu'il ne peut se déjuger ni être parjure à sa parole, il invente donc la règle de l'abrogation, un verset plus récent peut abroger un verset plus ancien, Allah l'a voulu ainsi.

    Ainsi le Coran peut dire tout et son contraire .

    Un éminent intellectuel soudanais (Mohamed Taha) l'a payé de sa vie en 1985 en remettant en cause cette règle, il fut condamné à mort.

     

    Après moi le déluge

    À sa mort (empoisonné disent certains) Mahomet n'a pas laissé de testament, il n'a pas eu d’héritier mâle malgré ses nombreuses épouses, une séparation des musulmans devint inévitable, les querelles étaient nombreuses même du temps du prophète, c'est le schisme (d’où viennent les chiites et les sunnites), entre Abou Bakr et le gendre du prophète Ali, le second calife Omar qui succédera à Mahomet sera assassiné.

    Ali deviendra le 4e calife, mais ce sera un imam guerrier et sanglant, qui convertit par la force (alors que le consentement éclairé devait être de mise pour être musulman au début).

     

    Une volonté de détruire le passé

    On peut remarquer chez certains musulmans une volonté de détruire les éléments du passé, les lieux où a vécu le prophète, les anciennes versions du Coran, officiellement car on doit adorer Dieu, non un homme, mais qui pose la question de la véracité des faits et de leur vérification.

    Les autorités musulmanes et l’Arabie saoudite se sont toujours opposé à une datation au carbone 14 de la Kaaba et de la pierre noire !

    C'est tout l’édifice islamique qui s'effondrerait si on découvrait que les dates ne correspondent pas  !

    C'est là qu’intervient la deuxième hypothèse, pas si improbable que cela.

     

    Deuxième hypothèse

     

    La région est avant tout juive, mais beaucoup sont des juifs (ismaélites) convertis de seconde zone, méprisés par leurs pairs car n’étant pas le peuple élu (israélites).

    Ces juifs vont alors créer de toute pièce une religion monothéiste basée sur la première, teintée de christianisme, on peut remarquer que les plus anciennes mosquées ne sont pas tournées vers la Mecque, mais vers la Palestine à l'opposé (à croire que les anciens ne connaissaient pas les points cardinaux?).

    Le premier calife fait recenser les écrits (des planches recouvertes de peaux), en retranscrit certains et fait détruire les autres.

    Le Coran tel que nous le connaissons apparaît près de deux cent ans après la mort du prophète, et les grands dignitaires de l’époque qui ont laissé des écrits ne parlent pas d'un prophète, Mahomet serait la somme de plusieurs récits (oraux) rassemblés dans une histoire plausible, il devient alors ce ciment nécessaire à cette religion, l'homme parfait.

    On peut d'ailleurs remarquer que les très anciens textes de corans sont très différents du nôtre, d’où la volonté actuelle des islamistes de détruire le passé.

    L'arabe primitif ne comprend pas de voyelles, ni de ponctuations, ce qui peut donner de nombreuses interprétations à un même texte, par exemple un universitaire allemand a traduit une partie de la deuxième sourate comme « ce livre ne contient pas d'huile d'olive », surprenant !

     

    En conclusion, je pense que si Mahomet a existé (ce qui reste à démontrer), il fut très rusé et a su créer une religion répondant en tout point à ses désirs (pouvoir, sexe, vengeance), une forme de revanche contre les Mecquois qui l'avait méprisé, il a sans doute développé dans sa période médinoise un fort sentiment contre les juifs et les chrétiens, il s'y montre d'ailleurs d'une grande cruauté, mais il n'a pas su préparer l'avenir de l'islam et a laissé ce peuple (qui n’était qu'un rassemblement de tribus) s’écharper dans des guerres internes qui durèrent fort longtemps.

    On peut reconnaître aux Arabes une qualité indéniable quand il s'agit de raconter de belles histoires, Les Milles et Une Nuit en sont une, le Coran en est une autre.

    Ce qui me gêne, j'ai visionné des dizaines de vidéos sur la vie du prophète (la plupart réalisée par des musulmans) et avec des histoires très différentes des hadiths. (volonté de réécrire l'histoire)

    Je ne m'attarderai pas sur les vidéos et BD pour enfants qui sont soit niaises (le prophète ami des enfants) soit très sanglantes, comment s’étonner après cela de l'exemple à suivre.

    Suivre un prophète voleur, assassin, menteur et pédophile ne me tente guère. Un dieu vengeur et qui ne pardonne pas à ceux qui ne croient pas en lui. Je me contenterai du mien qui parle d'amour et de miséricorde.

    Quand je pense que les imams nous disent qu'il est « le meilleur des hommes », qu'est-ce que le pire ?

     

    Marc

     

    Phoenix Boréal